LE COURS COMPLÉMENTAIRE EN CE TEMPS-LÀ...

Pour certains, le collège ce sont de bons souvenirs et pour d'autres... un peu moins !

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L'ensemble du collège actuel (pas pour longtemps) vu par une femme Ndebelé.
                             
    Oui ! C'est "A day in paradise" de Phil COLLINS...

Vendredi 30 septembre 2005
Il est des amours parfaites, indispensables et indiscutables.
Certes, la beauté est un puissant aimant, mais l'amour le plus profond n'est-il pas celui qui est inspiré par la reconnaissance ?



Je t'aime pour tes rondeurs et ton galbe parfait

J'apprécie Ô combien tes formes généreuses
J'adore ton accueil et ta chaleur aimables


Je t'aime pour tu ce que tu m'offres
Je raffole de tes dons variés et si indispensables
Je te vénère pour ta fidélité et ta constance


Je t'aime quand tu valses autour de lui dans ta robe bleue
Je suis heureux de te savoir toujours dans cette course folle
Je goûte les plaisirs de ta ronde insensée


Je t'aime quand tu grondes et te mets en colère
Je m'enflamme avec toi quand tu trembles d'effroi
J'attends bien patiemment que ton courroux s'apaise


Je t'aime quand tu souffles le vent et que je récolte la tempête
J'admire le rouge orangé de ton justaucorps
et la turquoise de ton tutu quand tu danses
Je m'affole dès que tu souffres ou que tu prends un coup de froid


Je t'aime quand tu nourris ta famille nombreuse
Je pleure et j'enrage quand je vois qu'on t'exploite
Je bondis quand je m'aperçois qu'on te vole... ton or noir


Je t'aime tant Ô ma Planète Bleue
Dont certains ont entrepris le viol et le saccage.

Je t'aime, terre-océane de mes ancêtres
Je voudrais tant que mes petits-enfants
Puissent te trouver plus tard aussi belle qu'avant
Tu es notre vaisseau spatial commun dans l'univers fractal.


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             La Planète Bleue et l'Afrique terre de tous nos ancêtres

par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005

Le sculpteur misogyne au ciseau affûté

A mis tout son talent et son habileté
Au service de l'art, témoin de la beauté
Mais le marbre est très dur c'est la fatalité.

Pygmalion y consacre et le jour et la nuit
Et son oeuvre devient un vrai bijou qui luit
Le visage est si doux qu'on croit qu'il va sourire
Et bientôt le regard de son auteur chavire.

Mais soudain il l'étreint: sa paupière s'abaisse
Le marbre devient chair; une douce chaleur
Envahit le sculpteur et soutient son ardeur.

Galathée le regarde et craint qu'il la délaisse
Mais l'auteur de ses jours est éperdu d'amour
Il la prend par la main pour aller faire un tour.

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par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005
Bilitis, ma reine de Saba,

Néfertiti, ne sois pas jalouse. Bilitis est plus belle, plus sensuelle & plus majestueuse que toi. Mais tu es bien belle aussi, telle que je t'ai vue rugir de plaisir derrière les roseaux du Nil...


                 Ode à BILITIS

Tu es née du Chaos, en terre phénicienne.
Kronos veillait sur toi et sur Belus, ton frère.
On t'appela Biltis et tu devins la reine
De l'astre des nuits, toi la douce bergère.

Tu régnais sur la Lune, Belus sur le Soleil,
Et tes jumeaux divins éclairèrent la vie:
Adonis fit naître les plantes dans son sommeil
Cependant que Dido, à Vénus donna vie.

Puis, un jour devenue la reine de Saba
À Yéruchallahaïm, le sage Soliman
Tu couvres d'or, d'épices et de présents,
Un soir brûlant d'été juste après le sabbat,

Et tu lui donnes un fils... Mélénik est son nom
Et sa gloire s'étend au-delà de Sheba
Et des cités de terre brûlée sans renom.
Et l'Éthiopie l'acclame à Addis Abeba.

Le temps passe très vite, Kronos fait le décor :
Bientôt tu prends les traits de fille de poète
Et promets aux galants d'épouser… un poète.
Mais Henri - le plus prompt - arrache ton accord

Et Pierre qui t'aimait est en Maurétanie
Il cherche "BILITIS" sur des pierres tombales
Et reste en plein soleil jusqu'à la tétanie
En attendant le jour des fêtes Saturnales.

Aujourd'hui, sur la France bien peu de BILITIS :
Cent-quarante-six âmes ont repris le flambeau
Seront-elles un jour nos futures Biltis?
Que David Hamilton portera vers le BEAU.


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par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005
Le destin nous surprend toujours au détour d'un chemin. Françoise va en faire l'expérience dans les Marais du Cotentin, à deux pas du Mont d'Étenclin où les sorcières organisaient leur sabbat, il n'y a pas encore si longtemps...

  Alors qu'elle séjournait à Cherbourg, cité des parapluies, Françoise avait souhaité rendre une petite visite à son copain Michel (Polna) qui faisait une petite retraite à Tessy, à l'Hôtel de France.
Sa petite Spitfire roulait bien, entre Saint-Sauveur le Vicomte et La Haye du Puits. Elle serait bientôt à Saint-Lô, puis à Tessy...
  C'est alors que l'imprévisible se produisit : à la sortie d'un virage, la Triumph mordit un peu sur le bas côté humide et… se retrouva dans un fossé très large. Fran avait bien aperçu l'écriteau "Parc Naturel des Marais du Cotentin", puis un lieu-dit "Marais de la Sangsurière", mais elle n'avait pas imaginé un seul instant qu'il y eût tant d'eau dans ces marécages, un 5 mai 1966.
  La voiture s'enfonçait inexorablement dans l'immense fossé. L'eau allait bientôt rentrer dans l'habitacle. Françoise prit son sac et sortit en catastrophe du petit cabriolet rouge.
C'était une nuit sans lune. Vu l'heure tardive, il faisait déjà très sombre et plus aucune voiture ne passait.
  Soudain, elle aperçut la silhouette d'une petite hutte, une quinzaine de mètres plus loin. De crainte de passer la nuit au bord de la route, dans le noir, elle s'approcha de l'abri et observa les environs. C'était un gabion dressé sur une hauteur, entouré de roseaux et devant lequel s'étendait une vaste étendue d'eau de forme globalement triangulaire.
  Elle pénétra dans le petit local sans difficulté. La porte ne grinça même pas...

  Elle alluma son briquet et aperçut trois bougies installées sur de larges bougeoirs en terre cuite de Mourot. Le gabion était rustique mais confortable : une table avec deux chaises, un divan rouge et une couchette surélevée à l'autre extrémité. Une très longue fente en direction du plan d'eau… Ouf ! elle ne passerait pas la nuit dehors et ne serait pas dans le noir absolu. Françoise s'installa sur le sofa et alluma une cigarette. Elle pensait à son petit bijou de bagnole noyé dans l'eau boueuse du marais…
Elle s'allongea, découragée, succombant enfin à cette débauche d'émotions fâcheuses. Alors qu'elle commençait à se laisser emporter dans les bras de Morphée, la porte du gabion s'ouvrit…
  L'homme venait de déposer deux bourres* au pied du gabion et deux mâlards* vers la pointe extrême du plan d'eau. Son chien, un Épagneul Breton, s'ébroua discrètement et se faufila derrière lui. Le nouvel arrivant parut d'abord surpris, puis fâché :
- Mais quel est l'imbécile qui a laissé cette bougie allumée ?
Françoise se réveilla brusquement, saisie d'effroi :
- C'est moi, monsieur, pardonnez-moi, j'avais peur dans le noir.
- Bonsoir mademoiselle. Mais que faites-vous ici ?
- Je suis désolée de mon intrusion. J'ai eu un accident de voiture et je ne voulais pas passer la nuit dehors.
- Soyez la bienvenue dans mon gabion ! Je m'appelle Jules Amédée…
- Moi c'est… Françoise. Je suis confuse. Merci.


* Les boures sont les femelles du canard "Colvert" appelé "mâlard"...

   Le chasseur alluma les deux autres bougies et commença à sortir quelques provisions de sa musette.
- Maître Tainnebouy, mon fermier, vient de me déposer avec sa carriole. Il repassera demain midi. J'espère que les colverts vont venir nombreux demain matin.
  L'homme était un quinquagénaire, moustachu, vêtu d'un costume en velours noir. Il avait un superbe fusil à chiens, damasquiné et doré à l'or fin. Une arme de grande valeur ! Il le posa verticalement, à proximité de la large fenêtre de tir.
  Françoise était passablement inquiète et regardait le gentleman farmer d'un air plein d'interrogations.
- Vous prendrez bien un morceau mademoiselle ? Il est déjà 22 h 30. Venez vous asseoir à cette table.
  Fran s'exécuta. Il est vrai qu'elle avait un petit creux et ne ne refusa ni le jambon fumé, ni le morceau de tarte aux groseilles, ni … le verre de cidre que son hôte lui proposa.
  Et comme elle se sentait un peu requinquée, elle accepta de participer à la conversation.

  Il était venu, de Paris, passer quelques jours au pays natal. Sa profession d'écrivain ne lui laissait guère de loisirs mais il les voulait denses et revigorants.
  Elle était chanteuse et faisait des galas dans la région…
Mais un profond malaise commença à l'envahir lorsque le chasseur se mit à lui parler de son ami Daudet et de son adversaire Flaubert. Françoise s'imagina qu'il se payait sa tête…
  Il lui raconta alors l'histoire du prêtre marié de Taillepied, de diaboliques aventures autour du Mont Étenclin et .......

  Dès qu'il eut fini de raconter "Le rideau cramoisi", puis "L'ensorcelée", Fran avait reconnu notre homme, mais elle était terrorisée à l'idée que…
- Croyez-vous à la sorcellerie mademoiselle ?
- Non, enfin je ne crois pas.
- Croyez-vous au destin ?
- Oui, d'une certaine manière. Je m'intéresse beaucoup à l'astrologie.
- Vraiment ? À l'astrologie ! Vous…
- Je peux vous faire votre thème si vous le souhaitez.
- Volontiers !
  Et la voyageuse égarée commença son travail d'investigation dans les méandres du zodiaque. L'homme était né le 2 novembre…1808. (Elle fit semblant de ne pas avoir remarqué le chiffre des centaines)… C'était donc un scorpion bien marqué du signe. Elle commença alors à décrire ses turpitudes de scorpion classique. Elle développait avec brio son penchant vers les femmes, une sexualité débordante et - ce qu'elle garda pour elle - une attirance marquée en direction des capricornes... Elle s'aperçut très vite que son hôte approchait insensiblement sa chaise de la sienne et il ne tarda pas à poser sa main droite sur sa cuisse gauche. Ah, ce qu'elle regrettait d'avoir mis une jupe ce matin-là !
  Mais le chasseur insistait et comme sa main remontait sur la cuisse nue, Françoise se leva d'un bond.
- Non ! Vous n'avez pas le droit ! Dit-elle furieusement.
 Et elle s'approcha de la fenêtre d'affût, réellement effrayée par ce scorpion si peu galant. Jules Amédée s'approcha d'elle, tentant de la calmer. Elle heurta un objet froid qui tomba sur le sol.......

  On aurait cru voir une scène animée de Georges de la Tour. Le clair-obscur créait des monstres étranges qui troublaient Françoise au plus haut point. Elle se baissa vivement et s'empara de l'objet : c'était le fusil de Jules. Il s'approchait encore d'elle. Alors, saisie de panique, elle pointa les deux canons vers lui et dit :
- Restez là où vous êtes !
- Attention mademoiselle, il est chargé !
  Il fit un pas de trop. Fran pressa les deux détentes en même temps. On n'entendit qu'un coup. L'homme s'effondra brutalement juste devant la table. Françoise s'approcha de lui et découvrit comme un grand camélia rouge sur le gilet du chasseur. Les deux décharges en plein cœur, presque à bout portant : il était mort sur le coup.
  Françoise poussa un cri étrange qui déchira la nuit, le temps et l'espace…

  Elle sauta brusquement sur son lit.

  Jacques était là, en train de siroter doucement son premier verre de whisky :
- Tu as encore fait un cauchemar Fanchou… Tu ne devrais pas faire tant d'astrologie. Ça te perturbe les neurones !
  Elle était dans sa chambre lumineuse, à Monticello. Leur propriété dominait la baie d'Isola Rossa. Il faisait un temps merveilleux. La Balagne est une vraie bénédiction des dieux!
- Je descends prendre les journaux à la maison de la presse. As-tu besoin de quelque chose ? lui cria l'aventurier.
- Euh, achète-moi "L'Ensorcelée" en livre de poche.
- C'est de qui ça ce truc?..

J"e ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions."  (Confucius)

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Vous pouvez télécharger l'Ensorcelée sur le site de la BNF
http://gallica.bnf.fr/
Taper "recherche" puis auteur "Barbey d'Aurevilly" car c'était lui.


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Et elle, c'était Françoise Hardy.
Quelle rencontre !


par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Fantastique, légendes
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Samedi 6 août 2005
"Quand t’es dans le désert depuis trop longtemps
Tu t’ demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu’on veut te faire jouer
Les yeux bandés"...


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   J’avais longtemps vécu seul, sans jamais rencontrer âme communicante avec laquelle j'aurais pu échanger la moindre idée, lorsque je tombai nez à nez avec un petit bonhomme, dans l’Erg Chebbi, que je traversais à pied pour les besoins d’un film.
- Bonjour dit le petit garçon.
- Bonjour ! Que fais-tu là tout seul ?
- Je ne suis pas tout seul, j’ai ma Planète Bleue, là, tout près, aux portes de Merzouga.
- Ta Planète Bleue ? Qu’est-ce que tu me racontes là ?
- Je viens de M31*, sur mon grand tapis bleu : c’est ma planète à moi et j’ai invité des amis à venir jouer sur ce grand espace ludique. Mais en ce moment, je cherche mon renard apprivoisé qui a disparu ce matin, tu ne l’aurais pas vu ?
- Non, je n’ai pas vu le moindre animal depuis mon départ. Euh, si, juste un zhab** qui a cherché à me donner un terrible coup de queue.
- Oh, quel dommage ! On apprivoise un être, on en fait son ami et d’un seul coup, il vous abandonne au premier mot de travers.
- Mais vous vous êtes fâchés, lui dis-je ?
- Non, pas exactement, mais nous n’étions plus d’accord sur l’utilisation du grand tapis volant bleu. Il était ouvert à tous, à tous les jeux au départ et j’ai voulu réserver un tout petit enclos à un groupe d’amis choisis, comme Montaigne et La Boétie, Castor et Pollux ou Sodome et Gomorrhe, avec un manège ancien récupéré dans le grenier de grand-mère. Quand mon ami le renard a vu cela, il est parti dans les dunes au petit matin.
- C’est dommage de quitter un ami pour une si petite dispute. Il ne t’a pas dit au revoir ?
- Non, il est fâché car je ne l’avais pas invité dans le manège. J’avais juste dit "N’essayez pas de frapper à la porte du manège ! Inutile, le groupe n’appellera que des élus." Je crois qu’il a été blessé par cette formulation. Alors, il est parti dans le petit matin frileux...
- Mais je ne comprends pas. Tu n’avais pas invité ton ami le renard dans ton caroussel ?
- Non ! J’avais juste appelé les plus anciens de mes copains rencontrés un peu plus tôt au cours de mes voyages et quelques amis à eux qu’ils m’avaient recommandés.

Alors, le petit garçon me raconta toute l’histoire. Comment il avait quitté les horizons de M31 après s’être un peu fâché avec son frère pour une rose qu’il lui avait coupée alors que lui, il était en voyage sur la Terre. Comme il s’ennuyait beaucoup de ce frère bien aimé que tout le monde appelait Le Petit Prince, il était parti à sa recherche sur sa planète-aéronef toute de bleu vêtue, un immense tapis volant sur lequel il avait invité plus de 600 @mis au passage. Mais parfois, il trouvait que ça faisait beaucoup de monde, que c’était bruyant, que les cacophonies et trop souvent une certaine médiocrité d’ensemble devenaient fatigantes. Alors il avait créé cet espace nouveau où il espérait se sentir un peu plus chez lui. Car en fait les @mis s’étaient approprié son beau tapis volant.
 - Mais, lui dis-je soudain, il n’y a que le renard qui est parti ?
- Oh non ! Il y a aussi une petite fée, un druide, une musicienne, un gnome, un korrigan, un corbeau freux et un chat sauvage. Mais ceux-là c’est moins grave, ils me fatiguaient avec leurs discours...

Le frère du Petit Prince me raconta aussi qu’il était toujours à la recherche de son cher frangin disparu depuis quatre ans déjà. Il lui avait bien racheté une rose, encore plus belle que la première, mais le garçon, entêté, ne voulait rien entendre. Il avait bien cru pouvoir l’approcher sur une île, tout près de Zanzibar mais le roitelet était reparti illico vers un nouveau désert. Mon nouvel ami était désespéré. Il ne savait plus que faire.

Il me dit, avec des sanglots dans la voix :
- Dessine-moi un renard.
- Hein !
- S’il te plaît, dessine-moi un renard !

Ému, je sortis mon carnet de croquis qui n’était là que pour y porter des story boards potentiels et je lui dessinai un renard, avec de longues oreilles, comme ces ravissants fennecs qu’on voit trotter dans le désert. Je le lui tendis.

- Non ! Pas comme ça ! Le mien n’a pas de longues oreilles aussi laides.
 Je raccourcis les oreilles avec la gomme de mon crayon et lui redonnai la feuille. Cette fois, il la prit, regarda attentivement le croquis, sourit avec tristesse, replia le dessin en deux et le glissa dans une pochette contre son coeur.
- C’est exactement ça. Merci. Euh, c’est comment ton nom ?
- Merlin ! Je m’appelle Merlin et je suis enchanteur... je veux dire cinéaste. Enfin je tourne des films. Ce grand sud est mon deuxième pays mais je viens d’Armorique, d’une belle forêt tout au bord de la mer.
- Y a t-il des renards dans ta forêt Merlin ?
- Oh oui ! Il sont nombreux. Il y a aussi des blaireaux, des sangliers, des lapins, des daims, des cerfs et des biches. C’est une forêt très giboyeuse. - Est-ce que tu crois que je peux aller poser mon tapis volant par là-bas Merlin ?
- Mais oui, bien sûr petit bonhomme, tu peux. Je suis sûr que tu trouveras de nombreux amis là-bas. Il y a des korrigans, des farfadets, des goublins, une fée enfermée dans un palais de glace.
- De glace ? Ouh, elle doit cailler ! (C’était la première fois que j’entendais le garçon prononcer un mot d’argot.)
- Non, elle est habituée. Mais elle est surtout très triste parce qu’une personne de son entourage a été très désobligeante avec elle et elle est si sensible que je crois bien qu’elle en pleure encore.
- Elle est comme moi alors ?
- Oui, un peu. Mais elle n’a pas coupé la rose préférée de son frère.
- Euh, tu crois que je le connais celui qui a été désobligeant envers elle ? - Peut-être...
- Ce n’est pas bien gentil de sa part, n’est-ce pas Merlin !
- Non mon ami, mais tu sais les hommes sont ainsi faits. Il s’aiment un moment puis se déchirent parfois, un jour, pour des broutilles sans intérêt. C’est juste après qu’ils regrettent leurs maladresses.


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* M31 : La nébuleuse d’Andromède

** Zhab : Un fouette-queue ou uromastix, lézard du désert à la queue hérissée d’épines redoutables. (À suivre... peut-être) je suis en relation avec Antoine*** car je fais tourner les tables, le soir au fond des bois.

*** Le meilleur copain du Petit Prince.
par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Jeudi 14 avril 2005


Test 1 :

Étais-tu capable à 14 ans, de produire un tableau  d'aussi bonne facture ? (Envoie une preuve dans ton comment taire !)


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Test 2 :

Peux-tu chanter un air de cette difficulté (pour femme ou homme) sans tomber dans l'escalier ? (Preuve par mp3 !)

                                                                                                                                                                                    

  De qui est-ce au fait & quel est le titre de ce passage ?


Test 3 :

Peux-tu écrire un poème de cette qualité sans casser ta plume sur ton bureau ?

Au passage le temps
goutte à goutte sans escale sans bruit
il me frôle la joue les soirs d’incubaison
au passage le temps
ses mots en éventail sur le pourtour des yeux
la peau qui transparence à débusquer le je
parmi tant d'autres

être un grand arbre blanc
sur la route immobile épluchée par le vent
attendre jusqu’à mille

Au passage le temps
de plus en plus souvent un poids neuf inconnu qui énigme les gestes
furtif
entre deux huis
les choses d'autrefois
elles paraissaient immenses
les souvenirs s’estompent il reste quelques taches
l’imprononcé de l’être

Elle rêve un chemin qui s’ouvrirait tout seul
pas ces chemins bourbeux où elle s’est blessée dans des sortes de nuits

Une improvisation qui monte et qui descende
taillée crue dans le vert
pour regarder tout droit comme on s’endort
ou se perdre à plaisir
des portes tout du long trois dièses à la clef pour s'envoler au vent

pas trop de soleil pas trop d’ombre
mais la brise
sur le visage nu
des voix qui parlent sans urgence
au lointain
le jour
puis...




Danses-tu comme le faisait le roi Soleil ? As-tu d'autres talents dans le domaine des arts ? As-tu répondu positivement aux trois tests préalables ? Hein ? Oui !

Si oui, cela t'autorise un peu à discuter d'ART en général, d'art classique, d'art moderne, d'art brut, d'art conceptuel... Sinon, tais-toi ou fais-toi couper la langue !

Celle qui a été démolie sur le blog d'un certain Philippe (blog trotter) et qui s'est vue affublée, en plus du qualificatif de "buse en matière d'art" et d'autres invectives ou lazzis du même tonneau sait le faire, elle. En effet cantatrice, pianiste, professeur de chant et de piano, elle écrit aussi des poèmes et des contes avec bonheur et sait faire encore mille autres choses utiles à ses concitoyen(ne)s.
Alors, les boeufs, ce n'est pas derrière la charrue qu'il faut se mettre mais... devant. Et tirez dur car il y a du travail pour défricher toute cette ignorance profonde de ce qu'est l'Art en réalité : un travail sans relâche sur une base minimale de talents que l'on cultive en permanence...
Les boeufs, après les avoir châtrés, on les aiguillonne ! Hue dia !

LPG



par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Samedi 2 avril 2005
À LA MÉMOIRE DE Sohane, Ghofrane, Malek, Ilan et Kévin juste pour faire patienter un peu GMC  (gm.chenot@tele2.fr)


J'espère que vous pourrez facilement
répondre à mes trois petites questions !


De quel ensemble est extraite cette séquence musicale d'une mn 10 environ ?

(C'est pour un film de George LUCAS sorti en 1971 avec Robert Duvall.)


Qui en est le compositeur ?
En quelle année est-il né ?


GMC demande souvent
"qu'est-il de plus important à entendre dans le discours d'une femme?"

Ma réponse se trouve ci-dessous,
Ça :






Frédérique Laluc vous parle...

"Je pense que gmc a eu une mère...  quand même"

Au fait, c'est de qui ce que l'on vient d'entendre ?

Et dans quoi ?





Bon, vous connaissez le titre
et le nom du compositeur
et comme ça, à capella,
est-ce que la voix de la femme vous parle ?

Au fait c'est qui cette cantatrice à la voix nue et sereine ?

Au fait, et la première séquence de une minute dix secondes, c'est qui ? Et dans quoi ?... Hein !


Quelle est la chanteuse qui chante cet air de ..........
 mais oui,  de qui est-ce déjà
et comment s'intitule-t-il au fait ?
par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Musiques
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Lundi 28 février 2005
ELFES ET KORRIGANS  GOUBLINS ET CROQUEMITAINES
 LE   MONDE IMAGINAIRE

DES GNOMES, PETITS PRINCES ET AUTRES PETITES CRÉATURES DE L'IMAGINAIRE POIÉTIQUE

Quand le petit goublin jouait de la musique ==>

Une fantaisie de Pachelbel

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Chut... Ne pas faire de bruit, LPG* dort !
* LPG Marque déposée Le Petit Goublin ©™

Il est possible dorénavant de déposer des commentaires sous chaque article... CQFD !


par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 10 décembre 2004
  Oui, je suis ce Jean-Pierre-là. Jean-Pierre CRESPIN à l'état civil moderne mais aussi Merlin de Brocéliande (compagnon de Viviane de Comper depuis plus de 1500 ans) druide de son état et conseiller du roi Arthur (non pas Rimbaud !). Parfois aussi Zoltar, magicien galactique et pour finir, un petit goublin de 17,5 cm qui ne demande rien à personne que de ne pas l'écraser comme on le fait trop souvent avec les hérissons au petit matin. J'ai plusieurs sites en cours sur cette terre, entre autres :

Celui du petit goublin timide
http://goublin.over-blog.com/

Celui du méméticien sceptique
http://memetics-story.com/

Celui de mon délicieux villavage de campagne au bord de la mer
http://hauteville-sur-mer.site.voila.fr

Celui qui contient des brouillons de culture d'idées potentielles parmi tant d'autres, pareils à des feuilles mortes.
http://www.chez.com/pedagogie


J'avais promis ma cigale, la voici :

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     Oui, elle fait 11 cm de long ! Je ne sais pas si la fée de Toulenne l'a vue dans mon bureau cet été mais elle ne chantait déjà plus.

Pauvre cigale ! Le beau temps passé.
Pauvre cigale, le beau temps passé...
Le beau temps passé pauvre cigale
Le beau temps passé rien à manger !

     C'est une cigale pomponia imperatoria qui vient de Malaisie et son chant peut atteindre les 140 décibels ! Quel archet ! Mais quelle résonance ! Oh, j'ai des boules quies à côté... Mais ça fait bien longtemps qu'elle est devenue muette.
     C'est pas comme les mouettes... Vos g.... les mouettes !
par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Éphémère glanage

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