Mardi 7 novembre 2006

   Périers c'est fou !
   En 1944, les Américains s'y sont trouvés comme on se laisse aller un instant au pied d'un poirier. Mais "poirier" est-ce bien l'origine du nom ?

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L'ensemble collège de filles + collèges de garçons +écoles primaires vus d'avion.


 
   Le samedi 13 mai 2006, les anciens élèves du Cours Complémentaire se retrouvaient sur place quelques 50 ans après à l'initiative d'Annick BESNEVILLE, Annie DARTHENAY-BONHOMME, Yves MARION & Michel PINEL.
  Quelques professeurs de l'époque s'étaient joints à eux : Mme LEROUXEL, M. ROBIN, M. & Mme YONNET et M. LEMIÈRE ancien directeur.

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 Le CC vu d'en haut (Filles à gauche & Garçons à droite)
("G" indique la cour de l'école de garçons & "F "la cour du CC de filles)

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Avant le CC, l'école Primaire

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L'ensemble Cours Complémentaire Filles puis Garçons   (Carte postale Liliane GUILBERT-TIREL)

La photo date du début des années 50 car des baraques provisoires pour héberger les sinistrés des bombardemenrs de 1944 sont encore installées sur le foirail. Cette rangée disparaîtra au milieu des années 50.
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Liliane GUILBERT  dicute et derrière, Claude LEBLANC aussi...


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La partie "garçons"



Article de Ouest-France du mardi 16 mai 2006

Périers
Anciens du collège : l'émotion et le plaisir des retrouvailles
Samedi, le collège de Périers a vécu de ces heures intenses qui marquent  la vie d'un établissement. Quelques quatre-vingts anciens élèves (des promotions 1955-1956 et 1957) et six de leurs professeurs se sont retrouvés, à l'initiative d'Yves Marion, aujourd'hui inspecteur honoraire de l'Éducation Nationale.
"De l'avis de tous, c'est une journée exceptionnelle. Un plaisir partagé par toutes et tous de se retrouver après 50 ans. L'occasion de se raconter l'histoire de vie de chacun. Tous ont reconnu l'importance de leur passage par le cours complémentaire." Ces quelques mots d'Yves Marion résument bien l'ambiance et l'esprit de la journée, un rassemblement chaleureux, une communion dans le souvenir...
   Accueilis par l'actuelle principale, Sylvie Ameline, les grands enfants sont redevenus potaches l'espace d'une incursion turbulente dans les couloirs de "leur cours complémentaire", sous l'oeil bienveillant de leurs professeurs, Georges Lemière, René Robin, Roger Yonnet et son épouse, Élisabeth Lerouxel.
   À l'époque, la réputation de l'établissement, bâtie autour de la qualité de l'enseignement dispensé et de son internat, dépasse largement les limites du canton.
   On y vient alors de tout le département pour préparer le brevet et le concours d'entrée à l'École Normale.
  Après avoir rendu hommage aux professeurs présents, Yves Marion a justifié le choix de la date pour ces premières grandes retrouvailles, "Un événement qui n'a rien à voir avec une quelconque nostalgie d'une certaine époque nous a semblé de nature à provoquer cette rencontre aujourd'hui. En cette année 2006, il était naturel, 50 ans après, de marquer ce qui était la fin programmée des cours complémentaires. Primaires qu'ils étaient encore, ils allaient progressivement se secondariser pour se transformer en collèges, en passant par les CEG et les CES. Notre promotion, entrée en septembre 1956 fut la dernière à subir l'examen d'entrée en 6ème."
Cette journée forte en émotions, dont la réussite est à mettre à l'actif d'Yves Marion, Annie Darthenay, Michel Pinel, Annick Besneville et Colette Lemétayer appelle un prolongement.
   Rendez-vous est d'ailleurs pris pour une autre rencontre l'an prochain, cette fois élargie à d'autres promotions.

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Retrouvailles des anciens du collège de Périers : un clin d'oeil à l'objectif
avant le grand repas servi dans le réfectoire de l'établissement.


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Yves Marion, bien encadré par MM. Avonde et Ferrand


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M. Robin, toujours élégant


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Yves, un verre à la main, face au système scolaire.

Photos ©™ Danielle
 
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Genèse d'une fédération d'anciens
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Lundi 6 novembre 2006

The show must go on
Le rebouteux



Certains destins tragiques commencent parfois comme des contes de fées...
Certains lecteurs seront peut-être touchés...


   Paul, Amédée, Bienaimé était un "poussin de haie". Né en 1904, il n'avait donc jamais connu son père et Rosine, sa pauvre mère n'avait que dix sept ans lorsqu'il vint au monde.
   Très vite, on s'aperçut qu'il avait une jambe plus courte que l'autre et ce handicap ne s'estompa jamais. Il apprit à marcher en boitant et fut vite affublé du surnom de "Bancroche" par ses petits copains, charitables ici comme partout ailleurs.
   Paul avait un visage d'ange, des cheveux blonds bouclés et des yeux bleus, d'un bleu si pur qu'on aurait cru voir l'entrée du Paradis…
Pendant que Rosine allait à sa journée pour gagner le pain quotidien, sa grand-mère Édélie faisait l'éducation de Paulo. Oh, bien sûr, il allait à l'école, au village de Doville, mais elle lui apprenait ses secrets, ses remèdes de bonne fâme, les vertus des plantes ainsi que des pratiques d'Étenclin désavouées, condamnées mais tenaces. Édélie avait encore la réputation d'une 'guérisseuse'. On n'avait plus le droit de dire le mot "sorcière"…depuis le procès de 1668 qui avait tant défrayé la chronique…
   Dès qu'il eut atteint ses dix huit ans, Paul fut très vite connu et reconnu pour son savoir-faire et ses dons à soigner le mal. Il devint rebouteux, guérisseur, magnétiseur. Sa réputation se répandit vite bien au-delà du canton.
   Mais, à partir de 1939, du fait de la guerre, son succès devint un triomphe !

   Bien sûr, il n'avait pas été mobilisé à cause de son infirmité, mais les patientes étaient nombreuses à venir le consulter pour un zona, une conjonctivite, des maux de tête persistants ou bien sûr une luxation, une entorse ou même une fracture.

   Les douleurs abdominales étaient - avec les rhumatismes - sa spécialité. Les gens disaient que Paul avait le don de toucher & guérir…
   À la fin de la guerre, un riche parisien, qui avait fait fortune dans la vente des armes, racheta l'abbaye de Blanchelande. Il fit procéder à des travaux car les lieux avaient été occupés sans ménagements par les troupes allemandes. Lors du nettoyage de l'étang, on retrouva treize cadavres d'enfants très jeunes, de nouveau-nés… L'affaire fit grand bruit dans toute la région !
   Mais Paul, pendant ce temps, avait toujours autant de succès. On venait à présent le voir de très loin. De petits autocars et de nombreux taxis amenaient des clients à son officine. Le bouche à oreille fonctionnait à merveille.
   Un jour, la fille du député du coin vint consulter le rebouteux pour une méchante entorse qui la faisait souffrir cruellement. Paulo réduisit le dommage, la toucha et lui concocta un traitement naturel à base de plantes qu'il cueillait lui-même dans les collines et dans les marais.
   Hélas, le cas de la jeune fille s'aggrava sérieusement. Il fallut l'hospitaliser d'urgence. Les radios et tous les examens révélèrent qu'elle avait de multiples micro-fractures et des lésions épouvantables.
   Le sous-préfet fut informé. Le Procureur de la République se dérangea et une enquête révéla que la gamine n'était pas la première victime du "rebouteux peu scrupuleux". Des dizaines de patients étaient restés infirmes, estropiés, invalides à la suite des manipulations effectuées par Paul.
Les langues se délièrent...

   Une femme de quarante cinq ans finit par révéler que, pendant la guerre, elle avait été "touchée" par le guérisseur pour des maux de ventre et… qu'elle s'était retrouvée grosse quelques mois plus tard. Son mari, prisonnier de guerre en Poméranie...
... n'en avait rien su bien entendu ! Mais le fruit de ces soins attentifs avait été jeté dans l'étang de Blanchelande. Elle n'était pas la seule…
Beaucoup de gens se mirent à parler, à jaser, à médire puis à calomnier peut-être. On en vint à découvrir ainsi que le père de Paul Amédée n'était autre que le curé de Varenguebec. On apprit que les douze autres mères infanticides étaient alors des jeunes filles de quatorze à dix sept ans. Bien d'autres manipulations et turpitudes du rebouteux se révélèrent jour après jour. On s'aperçut surtout qu'il était devenu immensément riche.
   Ce jour de janvier 1953, les gendarmes vinrent le chercher chez lui. Ils trouvèrent des quantités fabuleuses de billets de banque plus ou moins récents, mais de valeur nominale variée (les tarifs avaient augmenté sensiblement…)
   À la suite d'une enquête fort longue et fort pénible, le jugement de la cour d'assises fut prononcé : une peine de 30 ans.
   À sa sortie de prison, à l'automne 1983, il n'y avait personne pour l'accueillir. Sa grand-mère était décédée depuis longtemps et Rosine, après avoir essayé vainement par deux fois de se suicider, était morte de honte et de chagrin. Paul se retrouva seul à Doville…Le curé de Varenguebec avait été interné à l'hôpital psychiatrique de Pont l'Abbé. Il était mort lui aussi, deux ans après l'incarcération de Paul.
Le lendemain de sa libération, c'est Jean-Luc qui l'a découvert dans son jardin. Il se balançait…

Voici le témoignage de Jean-Luc
(Cliquer sur ce lien fulgurant)


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26/09/2004
par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Fantastique, légendes
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Éphémère glanage

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