Dimanche 9 octobre 2005
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Bob Marley
Juste un petit détournement d'un des poèmes d'Arthur Rimbaud que je préfère pour sa beauté précieuse et l'attente tragique de la chute douloureuse.
Le mordeur du lavoir
Ce n’est qu’une rivière où l’on découvre un trou
Ici, l’argent s’accroche dans des herbes en haillons
La montagne si fière, absorbe les rayons
Du soleil et la mousse fait un doux tapis mou
Tête nue, l’enfant-soldat respire l’air pur
Un moelleux cresson bleu soutient sa nuque frêle
Sous la nuée sereine il regarde l’azur
Les dahlias rouges et blancs s’étalent pêle-mêle
Sur ses pieds détendus par le sommeil, il rêve
Djamila, chante-lui une tendre berceuse
Il est frigorifié dans son lit vert Minerve
Les effluves des fleurs glissent sur sa muqueuse
Il est anesthésié comme en coma profond
Deux balles ont traversé son cœur qui se morfond…
Arbaud Rinthur
Manuscrit original de Rimbaud
Par LE PETIT GOUBLIN
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Publié dans : Pastiches
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Ps : merci de ta visite sur mon site..
Est-ce que tu as lu le mepoè en écoutant la musique de Bob Marley ?
Je suis convaincu que Rimbaud aurait adoré cette association...
Merci de ta lecture Nanou. À bientôt !