Mercredi 9 novembre 2005

You' re beautiful !
Avec sa robe noire




Il en est des relations fusionnelles comme des désamours profonds. C'est inexplicable, indicible : un élan puissant qui nous associe à des êtres rares et précieux, dans une relation exceptionnelle.


  Je la vois s'approcher, avec sa superbe robe noire. Elle vient tout près de moi… Alors je la caresse délicatement et je sens tout son corps parcouru de frémissements incoercibles. Sa démarche est gracieuse, légère et fière. C'est une beauté incomparable.
  Lorsque nous courons ensemble, elle est toujours un bon mètre devant moi et je ne peux m'empêcher d'admirer ses fesses sculpturales qui restent toujours en rythme tandis que je lui parle.
  Un peu plus tard, de retour à la maison, profitant que je regarde avec tendresse l'arrondi naissant de son ventre harmonieux (c'est pour dans trois mois…), elle me regarde avec affection de manière insistante : elle attend quelque chose de moi… Je lui parle doucement, comme on parle à un enfant que l'on veut apaiser. Je lui dis qu'elle est belle, qu'elle est la plus belle. Soudain, elle se met à hocher la tête compulsivement en l'approchant imperceptiblement de la mienne. J'ai compris. Elle a faim.

  Je vais lui chercher ce qu'elle aime plus que tout car lorsqu'on est dans cet état, on a des caprices, des envies…
  Lorsque je reviens, elle est allongée par terre, dans une position scabreuse, sur le dos, et s'agitant frénétiquement de gauche à droite.

  Je la relève d' un joyeux "debout Sultane !" et lui installe son sac d'avoine, bien ficelé derrière les oreilles.
 

Elle a cinq ans. C'est une splendide trotteuse.
Elle ne veut voir aucun sulky devant elle…
J'espère qu'elle va nous donner une pouliche !
           (18/09/2004)


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Sultane,  trotteur français
par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Mercredi 9 novembre 2005
Et le verbe s'est fait cher
Très cher !
Certains néanmoins continuent de parler pour ne rien dire.
D'autres écrivent pour dire autre chose que ce que racontent les mots qu'ils posent là. Écriture cathartique ? Défouloir ? Tag ? Marqueur urinaire



Mesdames, messieurs, chacun peut prendre la parole à tour de rôle. Je vous rappelle qu'il est impératif de s'en tenir au sujet rien qu'au sujet et d'être bref et concis.
Logo Rrhée : Oui, bonjour chers amis. Je ne voudrais pas vous affliger d'un discours inutile. Je ne dirai donc que trois mots : laissez-moi parler sans..(Interruption)
Phraséo Logie : Dans une conjoncture asservie désormais aux puissances d'argent, j'aimerais argumenter sur l'intérêt de développer des discours cohérents au sujet de la syntaxe récursive qui est un domaine récurrent de la linguistique...(Coupure)
Diarrhée Verbale : Si je vous parle mes amis, c'est pour vous dire en peu de mots tout le bien que je pense de ce congrès qui va me permettre enfin de vous...(break)
Verbo Manie : Parler, discourir, discuter, deviser, s'entretenir, pérorer, causer, raconter, disserter, palabrer sont bien nos raisons de vivre. Je voudrais vous entretenir de toutes ces potentialités de communication…(Césure)
Fa Conde : Je suis étonnée qu'on ne laisse pas davantage la parole à l'éloquence qui est au langage ce que la virtuosité est à la musique…(Intermède)
Bara Tineur : Mesdames et messieurs, chers confrères, il faut qu'en peu de mots je vous dise tout, de "araignée portière de Bilbao à zeugma si habile". L'araignée donc comme chacun sait est pourvue de 8 pattes, contrairement aux insectes qui n'en portent que 6. Je peux vous proposer des araignées de Colombie, d'Inde et du Japon aux prix les plus modiques...
(Pause)


Le congrès se poursuit dans la clarté et la lumière.
L'atmosphère est chaleureuse...


C'est à ce moment que se présenta le plus éminent orateur de la docte assemblée, qui se piquait aussi d'écrire, vous vous en doutez bien…
Glosso Lalie dit :
Assalam alékoum ! Ladies and gentlemen, je vais vous entretenir de la multiplicité des langages du monde. Claude Hagège affirme que nous perdons une langue toutes les dix minutes. Sursum corda. Mais lisez mes ouvrages et vous serez…(Rupture)
Enfin, le président vint au pupitre pour réaliser la synthèse :
Mes chers amis, mes chères amies, notre belle langue est notre bien le plus précieux. Par des mots choisis, nous exprimons notre pensée au travers de … (Trêve)
C'est ce petit creux de la sonorisation, ce blanc, que choisit un trublion pour intervenir...
Critique Li Ttéraire : Mon origine chinoise m'autorise à vous dire que l'orthographe est fondamentale dans vos écrits et que s'il faut bien sûr construire son sujet avec rigueur et logique, il n'en faut pas moins penser - avant tout - à la chute, car seule une chute vertigineuse permet de rebondir… (Syncope)
Très vite les pompiers arrivèrent. On ne retrouva plus jamais rien…
Critique Li avait allumé le feu subrepticement, avec de la poudre incendiaire... Les mots s'étaient enflammés entre eux, avaient mis le feu aux phrases qui avaient incendié les paragraphes. Les paragraphes avaient brulé les chapitres qui avaient consumé les livres et les bibliothèques flambaient dans un autodafé mémorable.

Li était rayonnant : il avait enfin été illuminé, une fois…

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Mardi 11 octobre 2005
Phil Collins
                               



                        Poids d'une couronne

                     

        La rose en son éclat se souvient de la terre
        Du désir de clarté pour chanter sa couleur
        Des craintes du néant qui tisonnait sa peur
        Et du silence blanc dans le flanc de sa mère


        Oh non ! le jour n'est pas venu soudainement
        Pâle bouton sans voix de fleur elle n'était
        Ni l'enfant ni la sœur pauvre feuille égarée
        Dont seule la rondeur annonçait le tourment


        Car devenir la reine est payé de souffrances
        Chaque pas vers le ciel dans le sang nous élance
        La tiare n'est posée qu'au front des exaltés

        Rose était son désir rose elle est devenue
        Mais la pierre et l'anneau d'épines l'ont vêtue
        Emprisonnant sa gloire et glaçant sa beauté

                             Luc Comeau-Montasse


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Quand les roses fleurissaient, sortaient les filles - On voyait dans tous les jardins danser les jupons - Puis les roses se fanaient, rentraient les filles - Pour passer dans leurs doux écrins le temps des flocons.
Salvatore Adamo

 Il y a des femmes qui sont comme le bâton enduit de confiture de roses dont parle le poète persan: on ne sait par quel bout les prendre.
Alphonse Allais

 «Cherchez les effets et les causes», - Nous disent les rêveurs moroses. - Des mots! des mots! cueillons les roses!
Théodore de Banville [ Les Cariatides ]

 Au chemin qui longe la mer - Couché dans le jardin de pierres - Je veux que tranquille il repose - Je l'ai couché dessous les roses - Mon père, mon père.
Monique Serf dite Barbara [ Il pleut sur Nantes ]

 Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le coeur a la jeunesse pour lui, avec lui.
Christian Bobin [ La plus que vive ]

 Vouloir expliquer le monde, c'est comme vouloir faire entrer des roses dans un vase à coups de marteau. ... Ce que j'attends d'une conversation, c'est de l'air.
Christian Bobin [ La lumière du monde ]

 Il y a des globules rouges, il y a des globules blancs, peut-être qu'il y a aussi des globules rosés?
Jean Carmet

 Connais-tu le pays où fleurit l'oranger, - Le pays des fruits d'or et des roses vermeilles?
Michel Carré [ Livret de Mignon (opéra-comique d'Ambroise Thomas) ]

 L'imagination qui fait naître les illusions est comme les rosiers qui produisent des roses dans toutes les saisons.
Sébastien Roch dit Nicolas de Chamfort

 Convaincu du néant de tout, il reste délicieux de s'attendrir sur la fragilité des roses.
Maurice Chapelan
 
Le temps aux plus belles choses - Se plaît à faire un affront, - Et saura faner vos roses - Comme il a ridé mon front.
Pierre Corneille [ Poésies diverses ]

 Nous donnons bien souvent de divers noms aux choses: - Des épines pour moi, vous les nommez des roses.
Pierre Corneille [ L'Illusion ]

 Je suis un homme mort depuis plusieurs années; - Mes os sont recouverts par les roses fanées.
Charles Cros  [ Le Collier de griffes, Fantaisies tragiques ]

 L'Espagne n'est pas un jardin, ni l'Espagnol un jardinier. L'Espagne est une planète où les roses sont des ânes pourris.
Salvador Dali [ La Vie secrète de Salvador Dali (1979) ]

 La merde fertilise les roses et, malgré tout, les roses sentent bon!
Frédéric Dard

 J'ai voulu ce matin te rapporter des roses; - Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes - Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir ... - Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
Marceline Desbordes-Valmore, Marceline

 Les enfants sont venus vous demander des roses: - Il faut leur en donner. - - Mais les petits ingrats détruisent toutes choses... - Il faut leur pardonner.
Marceline Desbordes-Valmore, Marceline

 Chacun a sa façon d'interpréter les choses. Les sots en leur chemin ne trouvent que des roses.
Jacques Du Lorens

 Les roses ... ne savent pas, elles, qu'elles se faneront.
Henri Duvernois, Henri

  L'homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses, et un pommier des pommes.
Antoine Fabre d'Olivet

 Une couronne d'épines, ce n'est qu'une couronne de roses d'où les roses sont tombées.
Robert de Flers

 Le plaisir est comme un lit de roses, mais le pli d'une seule suffit pour incommoder beaucoup.
Bernard le Bovier de Fontenelle

 Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires ..., elles diraient: «Nous avons toujours vu le même jardinier; de mémoire de rose ou n'a vu que lui ..., assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.»
Bernard Bovier de Fontenelle

 L'origine des névroses est à chercher dans des traumatismes apparus durant l'enfance.
Sigmund Freud

 Je vous salue, ô roses, étoiles solennelles. Roses, rose joyaux vivants de l'infini, bouches, seins, vagues âmes parfumées, larmes, baisers! grains et pollen de lune, ô doux lotus sur les étangs de l'âme, je vous salue, étoiles solennelles.
[ La prière des roses ]
Federico Garcia Lorca (La prière des roses)

 On n'a pas un enfant comme on a un bouquet de roses.
Federico Garcia Lorca

 Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et les roses: ça dure ce que ça dure!
Charles de Gaulle

 Le tien, le mien, le mien, le tien? - Si tu m'aimais tout à fait bien, - Tu dirais: «Les livres, Le chien et Nos roses».
Paul Lefèvre, dit Paul Géraldy

 Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent, mais les roses meurent.
Julien GreenGreen

 Une chaumière, un coeur, avec des lauriers roses et des pommiers fleuris, avec des poules et des lapins, comment ne pas adorer cela? - Et je l'adore - à condition qu'il y ait aussi de quoi écrire une ou deux pièces de théâtre.
Sacha Guitry

 Que m'importent les tulipes et les roses, puisque par la pitié du Ciel, j'ai, pour moi seul, tout le jardin.
Chams al-Din Muhammad Hafiz

 Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, cherche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté.
Chams al-Din Muhammad Hafiz

 Voici le printemps qui revient avec le charme des roses. Regarde leurs joues fraîches, et la plante amère de la tristesse sera déracinée de ton coeur.
Chams al-Din Muhammad Hafiz

 Et ses yeux n'ont pas vu, présage de son sort, - Auprès d'elle, effeuillant sur l'eau sombre des roses, - Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.
José Maria de Heredia

 Il y a des gens qui vous laissent tomber un pot de fleurs sur la tête d'un cinquième étage et qui vous disent: Je vous offre des roses.
Victor Hugo

 Je rends grâce à Dieu car il fit plusieurs Eves, - Une aux long cheveux d'or, une autre au sein bruni, - Une gaie, une tendre, et quand il eut fini, - Ce Dieu qui, au fond, crée toujours les mêmes choses, - Avec ce qui restait des femmes fit... les roses.
Victor Hugo

 Au lieu de se plaindre de ce que la rose a des épines il faut se féliciter de ce que l'épine est surmontée de roses et de ce que le buisson porte des fleurs.
Joseph Joubert

 Ni tous les rossignols ne chantent également bien, ni toutes les roses ne sentent également bon.
Joseph Joubert

 Par leurs meilleurs côtés sachons prendre les choses: - Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux, - Moi je me réjouis et je rends grâce aux Dieux, - Que les épineux aient des roses.
Alphonse Karr

 Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux. - Moi, je me réjouis et rends grâce aux dieux que les épines aient des roses.
Alphonse Karr

 Naître avec le printemps, mourir avec les roses: - Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur; - Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, - S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur; - ... - Voilà du papillon le destin enchanté.
Alphonse de Lamartine

Mais elle était du Monde où les plus belles choses - Ont le pire destin - Et rose elle a vécu ce que vivent les roses - L'espace d'un matin.
François de Malherbe

 Faites porter deux douzaines de roses à la chambre 424 et mettez «Emilie, je t'aime» au dos de la facture.
Julius Marks, dit Groucho

On ne voit point tomber ni tes lys ni tes roses, - Et l'hiver de ta vie est ton second printemps.
François Maynard

Longtemps, longtemps que mon coeur soit rempli de tels souvenirs! - Comme le vase dans lequel, jadis, furent distillées des roses. - Brisez ce vase, réduisez-le en éclats, si vous aimez; - Longtemps encore persistera le parfum des roses.
Thomas Moore

Je puis me plaindre que les buissons de rose aient des épines ou me réjouir que les buissons d'épines portent des roses. Cela dépend comment vous regarder.
Kenfield Morley

Vous êtes comme les roses du Bengale,  Marianne, sans épines et sans parfum.
Alfred de Musset

Où j'ai planté des rosiers, toujours j'ai moissonné des roses.
Amado Nervo

L'été se marque non moins par ses mouches et moustiques que par ses roses et ses nuits d'étoiles ...
Marcel Proust

Un peu de parfum demeure toujours sur la main qui te donne des roses.
Proverbe chinois

Les destins sont jaloux de nos prospérités, - Et laissent plus durer les chardons que les roses.
Honorat de Bueil, seigneur de Racan

 Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, - Quand elles sont en fer forgé.
Jean Rieux

Eté: être pour quelques jours - Le contemporain des roses - Respirer ce qui flotte autour de leurs âmes écloses, - Faire de chacune qui se meurt une confidente, - Et survivre à cette soeur, - En d'autres roses absentes.
Rainer Maria Rilke

Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l'automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée de la laideur parce qu'il ment.
Auguste Rodin

 Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain. - Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
Pierre de Ronsard

Je t'adore, Soleil! Tu mets dans l'air des roses, - Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson! - Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses! - O Soleil! toi sans qui les choses - Ne seraient que ce qu'elles sont!
Edmond Rostand

Les hommes de chez toi, dit le petit prince, cultivent cinq mille roses dans un même jardin... et ils n'y trouvent pas ce qu'ils cherchent... - ... Et cependant ce qu'ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d'eau...
Antoine de Saint-Exupéry

Et toi, soeur rêveuse et pâlie, - Monte, monte, ô Mélancolie, - Lune des ciels roses défunts.
Albert Samain

Y a-t-il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui se fanent.
Arthur Schnitzler

Ne voudriez-vous pas entrer dans mon jardin? J'aimerais que mes roses vous voient!
Richard Brinsley Butler Sheridan

Je passerai l'été dans l'herbe, sur le dos, - La nuque dans les mains, les paupières mi-closes, - Sans mêler un soupir à l'haleine des roses - Ni troubler le sommeil léger des clairs échos.
René François Armand Prudhomme, dit  Sully Prudhomme
 
Des roses d'automnes, des roses charmantes et tristes...
Anton Pavlovitch Tchekhov

Viens, doux Printemps, fraîcheur éthérée, viens, descends dans nos plaines du sein de la nue et baigne de rosée nos arbrisseaux; descends, la musique des airs s'éveille autour de ces groupes de roses.
James Thomson

Le Temps qui, sans repos, va d'un pas si léger - Emporte avec lui que toutes les belles choses; - C'est pour nous avertir de le bien ménager, - Et faire des bouquets dans la saison des roses.
François L'Hermite, sieur du Soliers, dit  Tristan l'Hermite

Ah, quand refleuriront les roses de septembre ?
Paul Verlaine

C'est très utile de mettre des peaux de bananes sur les pieds de ses rosiers, parce que le fer et le magnésium ravivent la couleur de la rose. - - Oui, et puis si les mecs veulent voler les roses ils se cassent la gueule.
Jean Gouyé, dit Jean Yanne




par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005
La multitude de facettes humaines est si banale en chacun de nous qu'on peut oser s'en ouvrir à nu qui comme un laboureur qui sèmerait à tous les vents.
Oui, rien de ce qui est humain ne m' est étranger...


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Quand je suis réveillé, regorgeant d'énergie
Que je fonce en un mot vers tout ce qui s'agite
Et que nul ne résiste à mon autorité
Je sens mon coeur qui bat car je conquiers le monde

Quand je suis au travail et que rien ne m'arrête
Quand je mugis de rage et que mes pieds frémissent
Lorsque je me délecte de toute symphonie
Ma colère s'apaise ; enfin je te regarde

Quand je suis hésitant et que ma foi vacille
C'est que mon autre moi s'oppose à mes désirs
Mais dès que je débats d'un sujet opportun
Mon esprit s'illumine et je me réalise

Quand je me sors enfin de cette carapace
Et que je veux alors rencontrer des amis
Je peux enfin montrer toute ma volupté
À tous ceux que surprend ma réserve timide

Quand je pars en voyage, que j'aime la savane !
Ses secrets, ses intrigues et sa vie frissonnante
Alors je suis le roi des espaces brûlants
Nul ne peut s'opposer à mon désir de vaincre

Quand je reste chez moi dans mon milieu intime
Je peux alors songer à tout ce qui m'inspire
Mon empathie me sert à comprendre l'humain
Mais je reste prudent car je sais qu'on me guette

Quand je suis contre toi la nature me berce
Là, bien loin des conflits des lazzis et du bruit
Quelques dessins m'apaisent et j'entends le violon
Qui joue la symphonie des défuntes saisons

Quand je suis étendu sur le sable brûlant
Et que je vois passer tous ces êtres déchus
Je ne regrette pas de les laisser pour compte
Car ils sont sans orgueil, juste objets de mépris

Quand je suis en voyage sur des terres lointaines
Et que je réfléchis au parcours des humains,
Aux civilisations qui ont peuplé la terre
Je me sens envahi par le doute et je pleure

Quand je parais glacial et que mon coeur palpite
Lorsque je crains la vie comme un loup solitaire
Et que je prends ma lourde tâche à bras-le-corps
J'oublie la vie banale, ses vaines illusions

Quand je vis dans ma tête et que tu parles enfin
Lorsque je réfléchis à ces bonheurs possibles
Et que les éléments s'enfuient si loin de moi
Je me sens rejeté et me rentre en moi-meme

Quand je suis près de toi je sais ce que tu penses
Tu sais que je m'attache à vivre pour autrui
Même si je balance entre rêve et réel
Je te reste fidèle et j'en perds la raison.

par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005
Bilitis, ma reine de Saba,

Néfertiti, ne sois pas jalouse. Bilitis est plus belle, plus sensuelle & plus majestueuse que toi. Mais tu es bien belle aussi, telle que je t'ai vue rugir de plaisir derrière les roseaux du Nil...


                 Ode à BILITIS

Tu es née du Chaos, en terre phénicienne.
Kronos veillait sur toi et sur Belus, ton frère.
On t'appela Biltis et tu devins la reine
De l'astre des nuits, toi la douce bergère.

Tu régnais sur la Lune, Belus sur le Soleil,
Et tes jumeaux divins éclairèrent la vie:
Adonis fit naître les plantes dans son sommeil
Cependant que Dido, à Vénus donna vie.

Puis, un jour devenue la reine de Saba
À Yéruchallahaïm, le sage Soliman
Tu couvres d'or, d'épices et de présents,
Un soir brûlant d'été juste après le sabbat,

Et tu lui donnes un fils... Mélénik est son nom
Et sa gloire s'étend au-delà de Sheba
Et des cités de terre brûlée sans renom.
Et l'Éthiopie l'acclame à Addis Abeba.

Le temps passe très vite, Kronos fait le décor :
Bientôt tu prends les traits de fille de poète
Et promets aux galants d'épouser… un poète.
Mais Henri - le plus prompt - arrache ton accord

Et Pierre qui t'aimait est en Maurétanie
Il cherche "BILITIS" sur des pierres tombales
Et reste en plein soleil jusqu'à la tétanie
En attendant le jour des fêtes Saturnales.

Aujourd'hui, sur la France bien peu de BILITIS :
Cent-quarante-six âmes ont repris le flambeau
Seront-elles un jour nos futures Biltis?
Que David Hamilton portera vers le BEAU.


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par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005
Si…….

Si tu gardes ton flegme alors que tout va mal

Et que ton entourage t'accable de reproches

Ou si tu crois en toi alors que chacun doute

Si tu es bien patient et gardes ta patience

Si on te ment toujours et que toi ne mens pas

Si tu perçois la haine et que tu ne hais pas

Et que l'on ne te croit ni trop bon ni trop sage

Si tu peux bien rêver en maîtrisant tes songes

Et si tu peux penser hors de tes ambitions

Si tu peux rencontrer et triomphe, et désastre,

Et traiter ces chimères par un même mépris

Si tu peux supporter les mots que tu profères

Tordus par les valets pour arnaquer les fous

Ou regarder ta vie et tous ses buts brisés

Et te courber pour reconstruire avec ces objets usés

Si tu peux entasser l'ensemble de tes gains

Et le risquer d'un coup dans un jeu de hasard

Perdre et recommencer tout comme à tes débuts

Et ne pas souffler mot au sujet de ta perte

Si tu peux contenir coeur, nerfs, énergie

Pour servir ton destin après leur défection

Tenir bon même si plus rien ne tient en toi

Hormis ta volonté qui répète :"Tiens bon !"

Si tu parles à la foule en restant authentique

Ou marches près des Rois sans perdre ta candeur

Si jamais l'ennemi ni l'ami ne te blessent

Si tout humain pour toi compte sans aller à l'excès

Si tu peux bien remplir les ultimes minutes

De soixante secondes de traces de valeur,

À toi sera la Terre et tout ce qu'elle contient

Et - ce qui est plus fort - tu seras un homme mon fils.


                                                                L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/kipling.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Rudyard Kipling


par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Vendredi 30 septembre 2005
Il est des amours parfaites, indispensables et indiscutables.
Certes, la beauté est un puissant aimant, mais l'amour le plus profond n'est-il pas celui qui est inspiré par la reconnaissance ?



Je t'aime pour tes rondeurs et ton galbe parfait

J'apprécie Ô combien tes formes généreuses
J'adore ton accueil et ta chaleur aimables


Je t'aime pour tu ce que tu m'offres
Je raffole de tes dons variés et si indispensables
Je te vénère pour ta fidélité et ta constance


Je t'aime quand tu valses autour de lui dans ta robe bleue
Je suis heureux de te savoir toujours dans cette course folle
Je goûte les plaisirs de ta ronde insensée


Je t'aime quand tu grondes et te mets en colère
Je m'enflamme avec toi quand tu trembles d'effroi
J'attends bien patiemment que ton courroux s'apaise


Je t'aime quand tu souffles le vent et que je récolte la tempête
J'admire le rouge orangé de ton justaucorps
et la turquoise de ton tutu quand tu danses
Je m'affole dès que tu souffres ou que tu prends un coup de froid


Je t'aime quand tu nourris ta famille nombreuse
Je pleure et j'enrage quand je vois qu'on t'exploite
Je bondis quand je m'aperçois qu'on te vole... ton or noir


Je t'aime tant Ô ma Planète Bleue
Dont certains ont entrepris le viol et le saccage.

Je t'aime, terre-océane de mes ancêtres
Je voudrais tant que mes petits-enfants
Puissent te trouver plus tard aussi belle qu'avant
Tu es notre vaisseau spatial commun dans l'univers fractal.


                   L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/bluemarble.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
             La Planète Bleue et l'Afrique terre de tous nos ancêtres

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Vendredi 30 septembre 2005
La jeune Berbère

Souad MASSI "Tant pis pour moi"


"Au printemps Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons..."
A. Camus (Noces à Tipasa)



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Tipasa est encore habitée par les dieux….


   Souviens-toi Souad, tu n'avais pas encore dix-sept ans. Tu étais fraîche et belle comme une image d'Évangile, avec tes longs cheveux blonds tressés sagement sur ton dos cuivré.
  Ce jour-là, je t'ai pris la main et nous nous sommes enfuis tous les deux, franchissant sans peine l'enclos qui était censé protéger les ruines mythiques, juste après ces cabanons de Matarès que Pouillon a détruits quelques années plus tard, pour tenter de ré-édifier ici une autre grandeur passée...

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Au milieu, notre cabanon à Matarès  (Tipasa)
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   À nos côtés, toutes ces pierres ocres dorées par le soleil contrastaient crûment avec le bleu intense du ciel et celui de la mer plus animé, ourlé d'écume, tandis que les verts multiples de la végétation sauvage s'efforçaient d'adoucir ce duel du froid et du torride décliné en bleu-jaune
  Nous avons crié notre joie d'être vivants tous les deux dans les amas de pierres et dans les creux des édifices effondrés.

   Le lendemain, le gardien du musée m'a dit que des fous, des Vandales ou des malfaiteurs avaient dû pénétrer dans l'enceinte du site. Il était inquiet car des vols avaient eu lieu dans les environs… Je l'ai assuré qu'il ne pouvait s'agir que d'échos qui remontaient de la mer. Évidemment, il ne m'a pas cru : "Des fous ! Des vandales !…"

  Mais aujourd'hui petite, la vie t'a quittée. Un crabe redoutable a eu raison de ton énergie et de tes combats.

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/chenoua.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Tipasa et ses ruines puis la masse imposante du Chenoua
 
JJe pense souvent à toi, moi qui n'avais guère plus de vingt ans alors, et pour qui ton amour était comme un tabou mortel...
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Vendredi 30 septembre 2005

Le sculpteur misogyne au ciseau affûté

A mis tout son talent et son habileté
Au service de l'art, témoin de la beauté
Mais le marbre est très dur c'est la fatalité.

Pygmalion y consacre et le jour et la nuit
Et son oeuvre devient un vrai bijou qui luit
Le visage est si doux qu'on croit qu'il va sourire
Et bientôt le regard de son auteur chavire.

Mais soudain il l'étreint: sa paupière s'abaisse
Le marbre devient chair; une douce chaleur
Envahit le sculpteur et soutient son ardeur.

Galathée le regarde et craint qu'il la délaisse
Mais l'auteur de ses jours est éperdu d'amour
Il la prend par la main pour aller faire un tour.

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par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Samedi 6 août 2005
"Quand t’es dans le désert depuis trop longtemps
Tu t’ demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu’on veut te faire jouer
Les yeux bandés"...


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   J’avais longtemps vécu seul, sans jamais rencontrer âme communicante avec laquelle j'aurais pu échanger la moindre idée, lorsque je tombai nez à nez avec un petit bonhomme, dans l’Erg Chebbi, que je traversais à pied pour les besoins d’un film.
- Bonjour dit le petit garçon.
- Bonjour ! Que fais-tu là tout seul ?
- Je ne suis pas tout seul, j’ai ma Planète Bleue, là, tout près, aux portes de Merzouga.
- Ta Planète Bleue ? Qu’est-ce que tu me racontes là ?
- Je viens de M31*, sur mon grand tapis bleu : c’est ma planète à moi et j’ai invité des amis à venir jouer sur ce grand espace ludique. Mais en ce moment, je cherche mon renard apprivoisé qui a disparu ce matin, tu ne l’aurais pas vu ?
- Non, je n’ai pas vu le moindre animal depuis mon départ. Euh, si, juste un zhab** qui a cherché à me donner un terrible coup de queue.
- Oh, quel dommage ! On apprivoise un être, on en fait son ami et d’un seul coup, il vous abandonne au premier mot de travers.
- Mais vous vous êtes fâchés, lui dis-je ?
- Non, pas exactement, mais nous n’étions plus d’accord sur l’utilisation du grand tapis volant bleu. Il était ouvert à tous, à tous les jeux au départ et j’ai voulu réserver un tout petit enclos à un groupe d’amis choisis, comme Montaigne et La Boétie, Castor et Pollux ou Sodome et Gomorrhe, avec un manège ancien récupéré dans le grenier de grand-mère. Quand mon ami le renard a vu cela, il est parti dans les dunes au petit matin.
- C’est dommage de quitter un ami pour une si petite dispute. Il ne t’a pas dit au revoir ?
- Non, il est fâché car je ne l’avais pas invité dans le manège. J’avais juste dit "N’essayez pas de frapper à la porte du manège ! Inutile, le groupe n’appellera que des élus." Je crois qu’il a été blessé par cette formulation. Alors, il est parti dans le petit matin frileux...
- Mais je ne comprends pas. Tu n’avais pas invité ton ami le renard dans ton caroussel ?
- Non ! J’avais juste appelé les plus anciens de mes copains rencontrés un peu plus tôt au cours de mes voyages et quelques amis à eux qu’ils m’avaient recommandés.

Alors, le petit garçon me raconta toute l’histoire. Comment il avait quitté les horizons de M31 après s’être un peu fâché avec son frère pour une rose qu’il lui avait coupée alors que lui, il était en voyage sur la Terre. Comme il s’ennuyait beaucoup de ce frère bien aimé que tout le monde appelait Le Petit Prince, il était parti à sa recherche sur sa planète-aéronef toute de bleu vêtue, un immense tapis volant sur lequel il avait invité plus de 600 @mis au passage. Mais parfois, il trouvait que ça faisait beaucoup de monde, que c’était bruyant, que les cacophonies et trop souvent une certaine médiocrité d’ensemble devenaient fatigantes. Alors il avait créé cet espace nouveau où il espérait se sentir un peu plus chez lui. Car en fait les @mis s’étaient approprié son beau tapis volant.
 - Mais, lui dis-je soudain, il n’y a que le renard qui est parti ?
- Oh non ! Il y a aussi une petite fée, un druide, une musicienne, un gnome, un korrigan, un corbeau freux et un chat sauvage. Mais ceux-là c’est moins grave, ils me fatiguaient avec leurs discours...

Le frère du Petit Prince me raconta aussi qu’il était toujours à la recherche de son cher frangin disparu depuis quatre ans déjà. Il lui avait bien racheté une rose, encore plus belle que la première, mais le garçon, entêté, ne voulait rien entendre. Il avait bien cru pouvoir l’approcher sur une île, tout près de Zanzibar mais le roitelet était reparti illico vers un nouveau désert. Mon nouvel ami était désespéré. Il ne savait plus que faire.

Il me dit, avec des sanglots dans la voix :
- Dessine-moi un renard.
- Hein !
- S’il te plaît, dessine-moi un renard !

Ému, je sortis mon carnet de croquis qui n’était là que pour y porter des story boards potentiels et je lui dessinai un renard, avec de longues oreilles, comme ces ravissants fennecs qu’on voit trotter dans le désert. Je le lui tendis.

- Non ! Pas comme ça ! Le mien n’a pas de longues oreilles aussi laides.
 Je raccourcis les oreilles avec la gomme de mon crayon et lui redonnai la feuille. Cette fois, il la prit, regarda attentivement le croquis, sourit avec tristesse, replia le dessin en deux et le glissa dans une pochette contre son coeur.
- C’est exactement ça. Merci. Euh, c’est comment ton nom ?
- Merlin ! Je m’appelle Merlin et je suis enchanteur... je veux dire cinéaste. Enfin je tourne des films. Ce grand sud est mon deuxième pays mais je viens d’Armorique, d’une belle forêt tout au bord de la mer.
- Y a t-il des renards dans ta forêt Merlin ?
- Oh oui ! Il sont nombreux. Il y a aussi des blaireaux, des sangliers, des lapins, des daims, des cerfs et des biches. C’est une forêt très giboyeuse. - Est-ce que tu crois que je peux aller poser mon tapis volant par là-bas Merlin ?
- Mais oui, bien sûr petit bonhomme, tu peux. Je suis sûr que tu trouveras de nombreux amis là-bas. Il y a des korrigans, des farfadets, des goublins, une fée enfermée dans un palais de glace.
- De glace ? Ouh, elle doit cailler ! (C’était la première fois que j’entendais le garçon prononcer un mot d’argot.)
- Non, elle est habituée. Mais elle est surtout très triste parce qu’une personne de son entourage a été très désobligeante avec elle et elle est si sensible que je crois bien qu’elle en pleure encore.
- Elle est comme moi alors ?
- Oui, un peu. Mais elle n’a pas coupé la rose préférée de son frère.
- Euh, tu crois que je le connais celui qui a été désobligeant envers elle ? - Peut-être...
- Ce n’est pas bien gentil de sa part, n’est-ce pas Merlin !
- Non mon ami, mais tu sais les hommes sont ainsi faits. Il s’aiment un moment puis se déchirent parfois, un jour, pour des broutilles sans intérêt. C’est juste après qu’ils regrettent leurs maladresses.


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* M31 : La nébuleuse d’Andromède

** Zhab : Un fouette-queue ou uromastix, lézard du désert à la queue hérissée d’épines redoutables. (À suivre... peut-être) je suis en relation avec Antoine*** car je fais tourner les tables, le soir au fond des bois.

*** Le meilleur copain du Petit Prince.
par LE PETIT GOUBLIN publié dans : Traductions
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Éphémère glanage

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