Témoignages

Jeudi 8 décembre 2005
    Dans la bibliothèque du Petit Goublin, il y a un clavecin, enfin une épinette, utilisée en formation de musique de chambre... C'est une Lindholm !

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    Tu l'as vue toi Viviane, fée de la musique, dans mon bureau, juste à droite de mon ordinateur préféré ? Tu n'as même pas eu le temps d'en jouer. ;o((    What a pity !

    Eh bien, depuis ta visite, c'est un orgue qui a pris sa place. Un très gros orgue bouffeur de place. Un Éminent 2500 Grand Théâtre !

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    Bon ! Ces photos sont des faux !... Tu dois avoir la vraie dans tes archives de ta BAL Vivi... (Celle de l'Éminent 2500.)
Figurez-vous que j'ai viré toutes les tophos que j'avais sur mon disc dur, dans ma poubelle et que j'ai exécuté l'opération "Vider la corbeille" croyant qu'il s'agissait d'alias.
    Je vais être obligé de tout refaire pendant les vacances de Noël.
     Autre chose : les Petits Goublins, de mon temps n'avaient accès ni à la culture, ni à une éducation classique, ni à la musique bien sûr !
   Ce sont les instruments de mes fils qui, eux, ont eu le droit d'avoir autre chose que des Meccanos ou des LEGOS. (°!*)
    Bon, je vais aller jouer un peu d'orgue, comme le Capitaine Némo !
Par LE PETIT GOUBLIN
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Dimanche 4 décembre 2005
SI LE RAP M'ÉTAIT CONTÉ...


Si le rap excelle, le Jazz en est l'étincelle
Qui flambe les modes qui sont à temps partiel.

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MC Solaar (Pas trop nocif et a quelques petites choses à dire quand même...)




Désormais c'est la crise, dans la rue des gens gisent

Et de la lutte des glaces on passe à celle des classes
Ceux qui taxaient les cônes sont maintenant ceux qui vont faire les casses
Le hic est que les addictes à l'ASSEDIC abdiquent
La crise est aussi triste que l'outrage à la rue Copernic
La haine ne paie pas, c'est l'ANPE qui paie
Ceux qui regrettent l'école, les colles, les pions et veulent du cash money


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Joey Starr tel qu'en lui-même

Autodidacte du rap, telle est la vérité
Maître du swing linguistique
Acrobate, funambule, noctambule, cependant j'évite
De suivre les donneurs d'idées préconçues,

NDPG : Tout un programme ! Quelle éducation exquise !

À l'âge de six ans. Mon cadeau de Noël
Une arme en plastique réplique industrielle.

À l'âge de sept ans. Il m'en fallait une autre.
Malheureusement, je l'ai trouvée à qui la faute.
J'étais dev'nu expert dans le tir instinctif.
Entendre toutes ces détonations était mon seul kif.
Pour moi l'avenir était au bout de mon canon
Mon père avait des armes et on tirait devant la maison
Sur des bouteilles vides comme dans les films de John Ford
Et comme je visais juste, j'ai eu la garde-robe
Avec mon pote John. On patiente on boit de l'alcool
Tapis dans les feuillages j'attends la sonnerie
Avec un genou à terre non c'est pas des conneries
Porté par l'adrénaline. J'arme la M 16
Rafale de balles. J'ai eu ma première victime
(Arkansas)

Évidemment c'est une fiction, pas un CV mais quand même !


De galère en galère Armand c'est retrouvé clochard

C'est juste ! Il y en a beaucoup
Par les temps qui courent
Mais plutôt ailleurs
Que dans les banlieues sensibles
Où les rapeurs trouvent l
Leur clientèle
(À chanter en rappant SVP!)

On nous censure parce que notre culture est trop basanée
Qu'on représente pas assez la France du passé
C'est carré, on veut nous stopper
Ça allait tant qu'on rappait dans les MJC
Mais aujourd'hui le phénomène a grandi, Dieu merci !
Je remercie les jeunes qui rappent sans merci
Et puis nique sa mère si, on ne passe pas dans leurs radios
On f'ra le tour, c'est pas grave
Le plus dur c'était de sortir d'la cave, et les gens le savent
On est encore là
Prêts à foutre le souk et tout le monde est "cor-da"

{Refrain: x2}
Non, non ! On est encore là
Prêts à foutre le souk et tout le monde est "cor-da"
Nick Le CSA

Ici ! Ce pays ou l'esprit critique est en crise
Ecrasé par l'assise des hypocrites qu'ont la main mise
Misant sur l'infobizz, la falsifiant façon faut qu'ça saigne
On pousse les masses à la confrontation
Putain, c'est pas bon ! Enlevez nous ce bâillon
Y a trop de trucs qui tourne pas rond
Et face a tout ça, faut pas lâcher, non ! Faut faire front
On ne peut plus m'interdire de faire vibrer les consciences


Putain! Mais qui a mis cette la misère sur cette longue liste d'attente?
Personne n'avait le droit, faut interdire la misère
à tout prix, prendre parti, se débarrasser de l'hypocrisie.

Il y a bien longtemps que je ne demande plus
ce que l'état pourra faire le jour où le nombre d'exclus
deviendra si lourd, que même dans le 16ème
les trottoirs finiront par avoir mauvaise haleine.

L'hiver sera rude, ils seront moins nombreux en avril
et puis de toute façon, depuis quand les gouvernements
s'occupent-ils des gens qui meurent?
C'est pas l'heure, non! L'heure est au redressement de leur France.
Même le ventre vide, il faut que tu y penses!
Chaque jour, boy, dans le béton des tours,
pour ceux qui ont la chance d'avoir quatre murs autour d'eux.
Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?
Juste d'être un peu plus nombreux
car y'a beaucoup plus de oufs, que d'odeurs de bouffe
dans les quartiers de ceux qui souffrent y'a comme une odeur de souffre.

T'as vu les Français se bouchent le nez face à l'urgence qui émane
du pourrissoir que sont les banlieues autour de Panama
et d'ailleurs c'est normal les gens n'ont pris que du macadam dans la tronche.
Attachant plus d'importance à leurs petites bronches,
endommagées par leur pollution, leur progrès élitiste.
C'est comme d'attendre une catastrophe pour qu'elle s'accomplisse,
pas de solution donnée, mon plafond reste ton plancher.
C'est ce que tu liras dans les yeux de ceux qui n'ont pas où crecher.

Y'a comme une grosse odeur de souffre et moi ça me rend ouf.
Y'a comme une grosse odeur de souffre et puis y'a plein de gens qui souffrent
Y'a aussi comme un vent de mépris et ça tout le monde le sait aussi.


Aussi sachez que l'air est chargé d'électricité,
alors pas de respect, pas de pitié escomptée.

Pire encore si dans leur manuel ta couleur n'est pas conforme,
véritable gang organisé, hiérarchisé.

Voilà pourquoi les insultes fusent quand passent les hirondelles.
Pour notre part ce ne seras pas "fuck the police",
mais un spécial Nick Ta Mère de la part de la mère patrie du vice.

Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.
Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.

Aucunement représentatif de l'entière populace,
que dois-je attendre des lois des flics.
Qui pour moi ne sont signe que d'emmerdes?
Regarde je passe à coté d'eux.
Tronche de con devient nerveux;
"Oh oh contrôle de police, monsieur"

Traquer les keufs dans les couloirs du métro,
Tels sont les rêves que fait la nuit Joey Joe,
Donne-moi des balles pour la police municipale.
Donne-moi un flingue...

Quelle gratitude devrais-je avoir pour la France ?
moi Joey Starr qu'on considère comme un barbare
donc j'encule tous ces moutons de fonctionnaires
tous ces pédés de militaires
qui pendant oui presque plus d'une année
m'ont séquestré, malmené
sous prétexte de faire de moi
un homme, un vrai
avec les couilles dans le béret,
avec le cerveau dans le paletot



j'ai donné ma foi
fraternité dans laquelle
tout le monde est roi
fraternité dans laquelle
les business illicites
sont habituels et nécessaires
car nos lois de survie
ne sont pas les mêmes
et perpétuel est l'appui
que nous apporte la flicaille
dans notre haine


voilà pourquoi cette pluie de mots
adressée à ma nation e veut forte
car je n'oublie pas tous ces gens
qui un jour ont pu fermer leur porte
jugeant mes capacités
sur ma couleur et mon ethnie
voilà pourquoi mon entourage
vit dans l'ennui et a choisi le mépris

(Qui paiera les dégâts ? 1993) Prémonitoire, non ?


N'oublie jamais que les cités sont si sombres.
Tard lorsque la nuit tombe et que les jeunes des quartiers
N'ont jamais eu peur de la pénombre.
Profitant même d'elle tels des hors-la-loi
N'ayant pas d'autre choix que de développer une vie parallèle.
Business illicite, la survie t'y invite
Comme persuadé de prendre le chemin de la réussite.

Trop longtemps plongés dans le noir,
À l'écart des lumières et des phares,
Éclairés par l'obscure clarté de l'espoir,
Les enfants des cités ont perdu le contact,
Refusent de paix le pacte.
Conscients qu'ils n'en sortiront pas intacts,
Vivre libre, aspirer au bonheur,
Se donner les moyens de sortir du tunnel pour voir la lueur.
Et pouvoir tapisser de fleurs les murs de l'amour.
Voilà ce qu'on reproche à mes proches à ce jour,


J'essaie en vérité de te dire qu'un jour il faudra bouger,
Pour ne pas rester prisonnier du béton,
Et à plus forte raison des portes des prisons.
Non, je ne prends parti pour personne,
Je donne mon avis, ma philosophie,
Prends ton gen-ar et fais ta vie,
Car le business doit être une étape pour changer de cap.
Prends-en conscience avant que le malheur ne te frappe.
Ne t'attends pas de leur coté à de la compassion,
La machine judiciaire se jouera de ton sort,
Comme on se joue d'un pion.
Attention à la sanction!
N'oublie pas qu'à leurs yeux tu n'es qu'un parasite pour la nation.
(Soul)

Tard pas trop tard ça y est , c'est retipar
Déjà épuisé
Par une journée qui s'était annoncé
Dure
Mon cerveau s'approche doucement de la rupture
Oui je suis biture
Non je n'ai pas fière allure

Mais peu importe car on arrive
A la soirée qui vient d'ouvrir ses portes
Encore une bière et tout à coup
Mon esprit se transporte
Se déporte et s'emporte
Peu importe , je suis sous une bonne escorte
Car tout mon posse est déjà devant la porte

Joey Starr me mène au comptoir
Pas d'histoire si tu m'invites à boire
Une heure plus tard
Je me sépare du bar
Car rares sont les moments
Où mes pensées émergent du brouillard
Idéal pour faire la foire
Déconseillé tous les soirs

Et chacun pense dans sa tête
"Tes bonne et je te pète"
Je m'adresse bien sûr aux meufs
Laissant de coté les beaufs
Al'abordage des corsages
Personne n'a passé l'âge

Geste déplacé mais bien placé
D'une bassesse qui porte le nom
De main aux fesses

Malheur , malheureusement pour nous
C'est la soeur du videur
Direct, nette l'embrouille part en couilles
Pas d'explication, cool
On nous refoule direction
La sortie, allez roule !
Tout le temps...
Tout le temps....
Et ce soir encore à l'actif du Nord
Tout le posse se retrouvera dehors



On va les enterrer pour pouvoir aller chier sur leur tombes.
Car un jour viendra l'hécatombe des stars en plastique,
Authentiquement construites manipulées comme un cube
Le temps d'un tube, on les entube.
Une merde braillée par une pin-up, ça s'appelle un hold-up.
Stop stop au top trop de salope, trop de magouilles.
Les gens s'abrutissent et la musique part en couilles.
Alors le vent va souffler, la tempête va monter.
Prémédités seront les faits, mes seules armes sont mes versets.
Car pour le moment déplaçant les miens pour qui je rends à tout moment.
Evident le fait que des vendus usent avec abus du fait
Que les radios promotionnent ce que l'on appell la variét'.
Prise de tête. Donc je m'apprete encore une fois acculé,
À enculer tous ces fonctionnaires musicaux.
Censurant musicalement les jeunes talents.
Trop d'efforts sont réduits à néant,
Trop de mécréants sont poussés vers l'avant,
Donc je vous laisse au Détonateur S.
Nouvelle attack terroriste sur 24 pistes.


Voilà les différends que je défends perpétuellement pour la patrie nord. (Ça n'a aucun sens en Français !)
Balayant sur mon chemin les fils de pute ayant pour but
De nous sussurer à l'oreille, de n'en vouloir qu'à notre oseille.
Donc je refuse le compromis musical,
Restant le gangster boogie Joey Starr mort aux bâtards.
Donc je dis stop à l'abus et ajoute que dans l'impossibilité de changer
Ma façon de penser, ja rallie la cause de ceux qui prennent le risque,
Et me range au rang de terroriste, lachant les bombes sur 24 pistes.

Nouvelle attack terroriste sur 24 pistes.
Criminelle est la façon dont se comportent
Les stars occasionnelles, la musique abrite déjà trop d'infidèles.
Trop d'infidèles sans talent, le piston en avant.
Malheureusement pour eux, ils marchent le cul devant.
Systématiquement, automatiquement, purement et simplement
Manipulés par le vent par l'odeur de l'argent, jamais je me mens.
Car le rap rapporte, et les rapaces sont à nos portes.
Désireux de bénéficier de l'opportunité,
Mais stop, pas d'équivoque.

En fait, je suis un peu dans le cas d'un terroriste,
Lachant des bombes confectionnées sur 24 pistes



Par LE PETIT GOUBLIN
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Dimanche 4 décembre 2005
Jean-Baptiste a commenté en un sens - le sien - (en noir).
Je réponds en bleu...



Le jazz est né du chant des esclaves noirs que nous avons bel et bien exploités.

Pas vraiment d’accord avec toi Jean-Baptiste. Je dirais plutôt que le jazz (quelle que soit l’étymologie que l’on voudra bien donner au mot) provient d’un traitement ou arrangement rythmique différent de la musique de danse (polka par exemple) et/ou de la musique classique d’origine européenne, avec toute la richesse musicale que cela implique. Les autres créations de la musique noire, notamment vocales (negro spiritual, gospel, swing, blues etc…) sont des pratiques parallèles également remarquables mais complémentaires, même si elles ont contribué à l’enrichir, notamment par tout le soul que cela impliquait.
Je n’entre pas dans le détail…
Par contre quand tu dis que « NOUS » avons exploités, je serais heureux que tu me dises ce que tu entends par « NOUS » … Entends-tu la conscience collective européenne, nous les Français ou nous les « blancs » ?
Dans tous les cas, je voudrais dire que je ne me sens en RIEN responsable de cette déportation massive de jeunes Africains de l’Afrique de l’ouest vers le ‘Nouveau Monde’. Aucun de mes ancêtres, aussi loin que je sois allé dans mes recherches généalogiques (et ça amène beaucoup plus loin dans le temps que les débuts portugais de la ‘traite des noirs’) aucun de mes aïeux n’a pratiqué ce genre de commerce ignoble. Ils étaient tous paysans et se contentaient juste de donner à manger à leur famille et aux voisins qui achetaient leurs produits.
Par contre, ayant étudié de longue date ce problème de l’esclavage appliqué aux déportés (ce fut même le sujet de mon premier mémoire en 1964) je peux t’affirmer que les responsables sont bien identifiés :
1) Les chefs, rois noirs qui vendaient (pour des espèces sonnantes et trébuchantes) les jeunes gens les plus vigoureux de leurs ‘royaumes’ aux négociants les plus offrants.
2) Quelques armateurs et/ou négociants qui avaient des commandes dans le continent américain. Chez nous, ils étaient de Nantes ou de Bordeaux...
3) Les colons-planteurs des Amériques qui étaient demandeurs d’une main d’œuvre on ne peut plus bon marché puisque c’était (après achat du ‘cheptel’) complètement gratuit et sans risques… Et costauds avec ça !
Mais dire par exemple que les Français ont été des esclavagistes et que le peuple en a eu à ces époques tragiques la moindre responsabilité, je ne peux pas l’accepter et j’ai trouvé indécent que le pape Jean-Paul II ait demandé pardon pour cela, à Dakar, en NOTRE nom. Je n’ai pas à demander pardon de quoi que ce soit : ni du colonialisme profiteur, ni de l’esclavagisme honteux et scandaleux ! En outre, il n'y a jamais eu d'esclavage en France, c'est en Afrique et au Moyen-Orient qu'on le trouve encore, le plus vivace (mis à part bien sûr quelques familles africaine qui pratiquent cela en cachette avec des petites bonnes à tout faire sur exploitées qu'ils ont amenées dans leurs "bagages". Il vaudrait mieux aller voir chez nous du côté de représentants actuels de quelques "bonnes familles" ayant bien profité de ces aubaines juteuses, lucratives qui ont constitué la base de leur fortune actuelle. (Colonisation et traire négrière comprises)... Mais je ne vais pas faire de la délation. Tu les connais aussi bien que moi…


Le rap est né du ghetto des cités que nous avons construites et qui sont un système d'enfermement qui ne peut que générer la violence.

Quelques remarques là encore :

Nous avons construit des « cités » dans l’urgence car beaucoup de ces migrants vivaient dans des bidonvilles insalubres. Ces barres d’immeubles hideuses et aussi conviviales que des cabanes à lapins n’ont rien d’un cadre humain, je n’en disconviens pas.
Mais que fallait-il faire alors ?
- Leur construire des pavillons coquets et confortables ?
- Les installer dans des immeubles coquets des beaux quartiers de Paris genre XVIè arrondissement ?

Nous avons eu, bien avant toute cette vague d’immigration, venue du sud pour l’essentiel, des banlieusards, sous-prolétaires  mal logés et vivant dans une grande misère matérielle et morale. Et même dans beaucoup de quartiers de Paris. Relis l’œuvre de Zola si tu veux t’en convaincre… Le sous-prolétariat, les pauvres en général sont toujours ainsi considérés quelle que soit leur origine ethnique ou provinciale.

Le problème est en fait (pour l’essentiel) que ces pauvres gens venus d’Afrique ont été motivés par un eldorado, celui qu’ils voient dans des séries de télé françaises où les maisons sont splendides, les voitures énormes et luxueuses et les femmes belles à en rêver tout éveillé, tout ceci sur un fond d’argent facile qui coule à flots : il suffit de mettre la carte Visa dans le distributeur... Les cousins et voisins de là-bas ayant aussi largement contribué à rendre ce rêve de vie meilleure proche et réel, à portée de main…
Arrivés sur place, ils constatent que, comme nos jeunes qui sont pour 25 % d’entre eux au chômage, la vie n’est pas si rose et ils se révoltent contre eux-mêmes – leurs chimères – et, transitivement contre la société d’accueil qui ne leur fournit pas ce qu’ils étaient venus chercher. Si on ajoute à cela le racisme de certains autochtones et le leur, aussi bien chevillé au corps, on est loin des grandes espérances.
Alors ghetto, je veux bien. Mais pourquoi viennent-ils encore si nombreux et surtout pourquoi les a-t-on acceptés alors qu’il n’y avait pas de travail pour près de 40 % d’entre eux ?
Par ailleurs, le rap n’est pas né en France, tu ne l’ignores pas. Il est apparu dans des quartiers très violents et de non droit de villes du nord  des USA. En fait, il s’inspire des mélopées des griots africains qui scandaient leurs imprécations ou leurs incantations en racontant des histoires de leur invention et un tout petit peu de certaines formes de jazz.
Dès le début et, en connivence avec une forme d’expression dansée, le hip hop, le rap a pour objectif de ...


mettre sa rage en rimes
en  évoquant ses origines
en faisait le coup de poing au micro
pour bien étaler sa haine et sa frime
en bon macho loin des modèles androgynes
chauffer la salle avec des mots qui font des triples saltos

(En orange c'est de moi, pas de Joey Starr)
Oui je suis un rappeur solitaire des campagnes... ;o((


Le rap c’est aussi une prédication (Joey Starr parle de versets) sous forme de flashes sonores et d’allitérations qui rapprochent des mots toniques à la sonorité proche, sorte de rimes internes qui souvent ne riment à rien…
Les grands inspirateurs de l’Ouest sont les barons du sound  électro jamaïcain qui faisaient s’exhiber des « ambianceurs » de manière à chauffer les salles.
Dans ces conditions, dire que «  Le rap est né du ghetto des cités que nous avons construites » me paraît pour le moins être un raccourci inexact. Il vient de beaucoup plus loin, et dans le temps et dans l’espace.
Mais le problème posé n’est pas tant celui du genre musical « rap », que celui du contenu des textes, des paroles qui seraient des incitations à la haine et/ou à la violence. Condamnes-tu ces propos guerriers et vengeurs ou pas ? Là est la question Jean-Baptiste !

Une loi de plus ne changera rien.

Elle existe déjà : l’incitation à la haine et à la violence sont des délits !

Si, face aux troubles de la rue la fermeté est nécessaire, il est tout aussi nécessaire de comprendre pourquoi? Traiter les effets sans en déterminer les causes ne guérira pas le mal.

Tout à fait d’accord ! Les causes sont multiples et plus proches des milieux de la délinquance que des motivations de l’art, fût-il musical.

Sortons des logiques de confrontations pour des attitudes d'échanges et de partages.

La logique de confrontation est celle des mots violents et haineux. Pas celle des lois républicaines.

Paix aux hommes de bonne volonté !

Absolument ! Mais sanctions justes et équilibrées pour ceux qui n’aiment pas la paix et sont, de fait ou potentiellement, des fauteurs de trouble. Surtout s’ils n’hésitent pas à passer plusieurs fois aux actes comme Joey Starr de NTM ! C'est vrai qu'il est... cohérent !


Martine/Valentina a écrit :


"Excuse-moi, je réponds un peu tard. J'ai un trait de caractère sans doute un peu pénible, qui consiste à toujours chercher la faille dans un raisonnement ou la position adverse possible (Gémeaux/Balance)...
 Le rap, franchement, je ne connais pas du tout (et je n'aime pas l'entendre gueuler des les voitures l'été !). Mais j'ai appris à l'apprécier le jour où cette troupe de théâtre de la région de Chartres est venue nous faire la présentation parlée des poèmes de Michel Besnier : ils avaient avec eux un jeune arabe très doué qui était chargé de dire des poèmes en "style rap", et qui a remporté un vif succès dans l'assemblée d'élèves et de notables invités à la préfecture de Châteauroux."


Comment voudrais-tu que des textes tirés de poèmes de Michel Besnier soient violents ?
Il n’y a pas plus doux que Michel qui est avant tout un humaniste sensible et délicat !
Quand je présente le rap des dix dernières années je mets en exergue toute la violence et le machisme qu’il y a dans les textes et dans la manière de les dire.
On pourrait dire des choses très belles et même pourquoi pas romantiques et en forme de plainte ou de complainte dans ce style d’expression. Mais non, le choix majoritaire qui a été fait est celui de l’expression d’une haine violente et sexiste quand elle n’est pas raciste au sens de ‘racisme anti-blanc’. C’est pour cela que j’avais juste « présenté » les propos de Mr Starr, cogneur de femmes en tous genres et récidiviste ce qui prouve qu’il met ses paroles et ses actes en parfaite harmonie.


 Cela dit, je pense aux noirs d'Amérique et d'Afrique du Sud qui ont été victimes d'une ségrégation sauvage de la part des Blancs.

Oui c’est vrai ! C’était indigne ! Mais quand tu dis « DES blancs », je n’accepte pas qu’on m’inclue (moi et mes ancêtres dedans.) Pas plus que mes enfants qui, eux, ont été victimes d’un racisme noir anti-blanc et même anti-français d’une virulence incroyable. (Je t'en passe les détails car ça mérite bien plus qu'une chanson !) Moi aussi d’ailleurs mais ce n’est pas grave ! (Car ton "des" n'est pas limitatif ni partitif comme dans : "des blancs ont pratiqué la ségrégation raciale, l'apartheid et la traite des noirs en vue de les réduire à l'état d'esclaves..."

Et d'autre part je pense à tous les blancs qui font autant de mal - non seulement les voyous que j'ai autour de moi, mais encore, si tu veux parler de persécutions contre une femme : qui a tué Marie Trintignant ?

Mais où as-tu vu que je parlais des noirs en particulier. Je condamne toutes les violences faites aux femmes et aux autres d'où qu'elles viennent.

Je peux répondre : ses parents Nadine et Jean-Louis et les névroses qu’ils ont instillées en elle par une éducation incroyablement inconsciente. Elle-même donc par ses jeux d’incitation à la jalousie. L’utilisation conjointe de la drogue et de l’alcool. Enfin le laisser-aller coupable de son compagnon de plus d’un mètre 90 qui a libéré sa force stupidement contre elle, par jalousie provoquée il est vrai, alors qu’il avait consommé les mêmes ingrédients pousse-au-crime qu’elle, pauvre petite Marie ! Alors, dire que Bertrand Cantat est une brute coupable, sans doute. Mais je ne comprends pas en quoi le fait d’être noir de peau ou blanc change quelque chose à la violence ordinaire ou exceptionnelle !

Il n'avait de "noir" que le nom de son groupe je crois !


Il y avait aussi le désir, comme Harlem...

Mais où aurais-tu vu que le problème était… d’être noir ?
Le problème est juste de pratiquer un style d’expression qui contient des propos qui sont autant d’incitations à la violence, des ferments de passages à l'acte, que l’on soit noir, blanc, jaune ou de toute autre couleur.
Il y a là une inférence et une supposition qui me blesse profondément car je ne suis pas le moins du monde raciste : j’ai tellement milité et lutté contre ça. Le problème c’est sans doute que je continue de le faire dans l’autre sens. Je lutte contre TOUS LES RACISMES !


Mon tort je crois est de baisser les bras parce que je crois que le problème dépasse de loin les solutions simplistes.

Le problème initial est dans le cœur des hommes et dans le manque d’éducation à la tolérance. Mais j'espère que cette extrême mansuétude à l’égard de peuples qui ont été, jadis, maltraités par les uns ou par les autres ne les autorisera pas à en faire de même comme une espèce de juste retour des choses.


 Cependant je ne défends personne en particulier, et je rejoins toutes les actions réellement motivées.

Je suis d’accord avec toi, à condition que ces actions motivées soient fondées sur des faits réels et vérifiés et qu’elles ne se déclinent pas sous les auspices de la haine, de la violence ni de la vengeance.
Si tu savais Martine comme je connais bien le problème et toutes ses implications émotionnelles et irrationnelles.
Ce que j’ai peine à croire, c’est que tu aies pu imaginer que je faisais une fixation et  une diatribe anti noirs (alors que je n’avais RIEN dit !)
Pour te dire, une de mes belles-filles (la compagne de mon fils cadet) est noire, antillaise et donc descendante d’esclaves africains et je l’aime beaucoup comme tous les Africains Afro-Caraïbes ou Afro-Américains. (Je veux dire tous ceux qui ne sont pas des voyous agressifs et dangereux...) Mon autre fils a eu longtemps une compagne indienne, très noire de peau elle aussi, et elle était charmante et pas violente le moins du monde.
Il ne faut pas me prêter d'intentions discriminatoires. J'ai des amis et des parents africains et maghrébins que j'aime beaucoup, tu ne peux pas imaginer à quel point...
Ceux que je stigmatise, ce sont les cons haineux violents et vengeurs quelle que soit leur origine ethnique ou culturelle bien entendu !
Le rap à cet égard est majoritairement une incitation à faire faire à certains jeunes des conneries dans les rues : il suffit d’en lire le contenu et encore, les textes les plus violents ont été retirés de la toile car leurs producteurs savent très bien qu’ils sont sur la sellette... ou dans le colimateur.

Voilà à très grosses lignes… Mais le rap comme style ne me gêne pas le moins du monde : c’est plutôt les mots, la drogue et les pratiques dangereuses qui tournent autour qui me posent problème, exactement comme cet autre prétexte que sont les rave-parties  (là c’est de la techno) prétexte disais-je à fourguer de l’extasy, de la bière additionnée de vodka  et autres cochonneries qui font flipper les gens comme Bertrand Cantat ou plus jeunes. Blacks blancs beurs. Tous confondus... OK ?
Par LE PETIT GOUBLIN
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Lundi 21 novembre 2005

Galeries

   Un vécu tout récent, au contact et à proximité de cette charmante héroïne.
   Elle a des mains toutes roses et de petits doigts qui se terminent par des ongles très longs, interminables. Son joli nez droit, rosissant à l'extrémité, surmonte une bouche garnie de superbes dents parfaitement rangées.

   Revêtue de son long manteau noir velouté et brillant, une fourrure parfaite qui l'habille comme un gant, elle aime se déplacer dans l'obscurité, à l'abri des regards indiscrets. Elle ne porte ni bijoux ni accessoires bien sûr.

   Ce qu'elle aime par-dessus tout c'est musarder dans les galeries, mais en toute discrétion, bien loin des néons et des falbalas.
Elle adore aussi les vers, c'est sa poésie à elle !

   Bien qu'elle soit charmante, évidemment, il y a des gens qui la détestent. Ils ont mille raisons pour cela : certains trouvent que lorsqu'elle sort d'une galerie, elle en fait toujours une montagne… D'autres pensent qu'elle charrie un peu trop, que si on l'écoutait, la vie serait un monde souterrain, une sorte de gigantesque métro sans fin.
Maintenant, sa tête est mise à prix. On veut sa peau.

   Moi aussi, je dois le reconnaître, je me suis armé contre ce fléau des jardins qui détruit tout sur son passage en loucedé, en jouant hypocritement "Mélodie en sous-sol". Son travail de sape souterrain et sournois m'irrite au plus haut point…
J'ai posé des pièges en laiton à la sortie de toutes ses galeries, là où elle édifie ses monticules de terre.
  
   Et,ce matin, je l'ai "taupée". Elle était inanimée, victime de son hémophilie. Tout à l'heure, j'ai procédé à l'inhumation de la pauvre bête. Une cérémonie toute simple à la bêche, sans tambour ni trompette.
(23/10/2004)


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Par LE PETIT GOUBLIN
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