AVEC LE RAP C'EST RAPÉ !
SI LE RAP M'ÉTAIT CONTÉ...
Si le rap excelle, le Jazz en est l'étincelle
Qui flambe les modes qui sont à temps partiel.

MC Solaar (Pas trop nocif et a quelques petites choses à dire quand même...)
Désormais c'est la crise, dans la rue des gens gisent
Et de la lutte des glaces on passe à celle des classes
Ceux qui taxaient les cônes sont maintenant ceux qui vont faire les casses
Le hic est que les addictes à l'ASSEDIC abdiquent
La crise est aussi triste que l'outrage à la rue Copernic
La haine ne paie pas, c'est l'ANPE qui paie
Ceux qui regrettent l'école, les colles, les pions et veulent du cash money

Joey Starr tel qu'en lui-même
Maître du swing linguistique
Acrobate, funambule, noctambule, cependant j'évite
De suivre les donneurs d'idées préconçues,
NDPG : Tout un programme ! Quelle éducation exquise !
À l'âge de six ans. Mon cadeau de Noël
Une arme en plastique réplique industrielle.
À l'âge de sept ans. Il m'en fallait une autre.
Malheureusement, je l'ai trouvée à qui la faute.
J'étais dev'nu expert dans le tir instinctif.
Entendre toutes ces détonations était mon seul kif.
Pour moi l'avenir était au bout de mon canon
Mon père avait des armes et on tirait devant la maison
Sur des bouteilles vides comme dans les films de John Ford
Et comme je visais juste, j'ai eu la garde-robe
Avec mon pote John. On patiente on boit de l'alcool
Tapis dans les feuillages j'attends la sonnerie
Avec un genou à terre non c'est pas des conneries
Porté par l'adrénaline. J'arme la M 16
Rafale de balles. J'ai eu ma première victime
(Arkansas)
Évidemment c'est une fiction, pas un CV mais quand même !
De galère en galère Armand c'est retrouvé clochard
C'est juste ! Il y en a beaucoup
Par les temps qui courent
Mais plutôt ailleurs
Que dans les banlieues sensibles
Où les rapeurs trouvent l
Leur clientèle
(À chanter en rappant SVP!)
On nous censure parce que notre culture est trop basanée
Qu'on représente pas assez la France du passé
C'est carré, on veut nous stopper
Ça allait tant qu'on rappait dans les MJC
Mais aujourd'hui le phénomène a grandi, Dieu merci !
Je remercie les jeunes qui rappent sans merci
Et puis nique sa mère si, on ne passe pas dans leurs radios
On f'ra le tour, c'est pas grave
Le plus dur c'était de sortir d'la cave, et les gens le savent
On est encore là
Prêts à foutre le souk et tout le monde est "cor-da"
{Refrain: x2}
Non, non ! On est encore là
Prêts à foutre le souk et tout le monde est "cor-da"
Nick Le CSA
Ici ! Ce pays ou l'esprit critique est en crise
Ecrasé par l'assise des hypocrites qu'ont la main mise
Misant sur l'infobizz, la falsifiant façon faut qu'ça saigne
On pousse les masses à la confrontation
Putain, c'est pas bon ! Enlevez nous ce bâillon
Y a trop de trucs qui tourne pas rond
Et face a tout ça, faut pas lâcher, non ! Faut faire front
On ne peut plus m'interdire de faire vibrer les consciences
Putain! Mais qui a mis cette la misère sur cette longue liste d'attente?
Personne n'avait le droit, faut interdire la misère
à tout prix, prendre parti, se débarrasser de l'hypocrisie.
Il y a bien longtemps que je ne demande plus
ce que l'état pourra faire le jour où le nombre d'exclus
deviendra si lourd, que même dans le 16ème
les trottoirs finiront par avoir mauvaise haleine.
L'hiver sera rude, ils seront moins nombreux en avril
et puis de toute façon, depuis quand les gouvernements
s'occupent-ils des gens qui meurent?
C'est pas l'heure, non! L'heure est au redressement de leur France.
Même le ventre vide, il faut que tu y penses!
Chaque jour, boy, dans le béton des tours,
pour ceux qui ont la chance d'avoir quatre murs autour d'eux.
Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?
Juste d'être un peu plus nombreux
car y'a beaucoup plus de oufs, que d'odeurs de bouffe
dans les quartiers de ceux qui souffrent y'a comme une odeur de souffre.
T'as vu les Français se bouchent le nez face à l'urgence qui émane
du pourrissoir que sont les banlieues autour de Panama
et d'ailleurs c'est normal les gens n'ont pris que du macadam dans la tronche.
Attachant plus d'importance à leurs petites bronches,
endommagées par leur pollution, leur progrès élitiste.
C'est comme d'attendre une catastrophe pour qu'elle s'accomplisse,
pas de solution donnée, mon plafond reste ton plancher.
C'est ce que tu liras dans les yeux de ceux qui n'ont pas où crecher.
Y'a comme une grosse odeur de souffre et moi ça me rend ouf.
Y'a comme une grosse odeur de souffre et puis y'a plein de gens qui souffrent
Y'a aussi comme un vent de mépris et ça tout le monde le sait aussi.
Aussi sachez que l'air est chargé d'électricité,
alors pas de respect, pas de pitié escomptée.
Pire encore si dans leur manuel ta couleur n'est pas conforme,
véritable gang organisé, hiérarchisé.
Voilà pourquoi les insultes fusent quand passent les hirondelles.
Pour notre part ce ne seras pas "fuck the police",
mais un spécial Nick Ta Mère de la part de la mère patrie du vice.
Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.
Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.
Aucunement représentatif de l'entière populace,
que dois-je attendre des lois des flics.
Qui pour moi ne sont signe que d'emmerdes?
Regarde je passe à coté d'eux.
Tronche de con devient nerveux;
"Oh oh contrôle de police, monsieur"
Traquer les keufs dans les couloirs du métro,
Tels sont les rêves que fait la nuit Joey Joe,
Donne-moi des balles pour la police municipale.
Donne-moi un flingue...
Quelle gratitude devrais-je avoir pour la France ?
moi Joey Starr qu'on considère comme un barbare
donc j'encule tous ces moutons de fonctionnaires
tous ces pédés de militaires
qui pendant oui presque plus d'une année
m'ont séquestré, malmené
sous prétexte de faire de moi
un homme, un vrai
avec les couilles dans le béret,
avec le cerveau dans le paletot
j'ai donné ma foi
fraternité dans laquelle
tout le monde est roi
fraternité dans laquelle
les business illicites
sont habituels et nécessaires
car nos lois de survie
ne sont pas les mêmes
et perpétuel est l'appui
que nous apporte la flicaille
dans notre haine
voilà pourquoi cette pluie de mots
adressée à ma nation e veut forte
car je n'oublie pas tous ces gens
qui un jour ont pu fermer leur porte
jugeant mes capacités
sur ma couleur et mon ethnie
voilà pourquoi mon entourage
vit dans l'ennui et a choisi le mépris
(Qui paiera les dégâts ? 1993) Prémonitoire, non ?
N'oublie jamais que les cités sont si sombres.
Tard lorsque la nuit tombe et que les jeunes des quartiers
N'ont jamais eu peur de la pénombre.
Profitant même d'elle tels des hors-la-loi
N'ayant pas d'autre choix que de développer une vie parallèle.
Business illicite, la survie t'y invite
Comme persuadé de prendre le chemin de la réussite.
Trop longtemps plongés dans le noir,
À l'écart des lumières et des phares,
Éclairés par l'obscure clarté de l'espoir,
Les enfants des cités ont perdu le contact,
Refusent de paix le pacte.
Conscients qu'ils n'en sortiront pas intacts,
Vivre libre, aspirer au bonheur,
Se donner les moyens de sortir du tunnel pour voir la lueur.
Et pouvoir tapisser de fleurs les murs de l'amour.
Voilà ce qu'on reproche à mes proches à ce jour,
J'essaie en vérité de te dire qu'un jour il faudra bouger,
Pour ne pas rester prisonnier du béton,
Et à plus forte raison des portes des prisons.
Non, je ne prends parti pour personne,
Je donne mon avis, ma philosophie,
Prends ton gen-ar et fais ta vie,
Car le business doit être une étape pour changer de cap.
Prends-en conscience avant que le malheur ne te frappe.
Ne t'attends pas de leur coté à de la compassion,
La machine judiciaire se jouera de ton sort,
Comme on se joue d'un pion.
Attention à la sanction!
N'oublie pas qu'à leurs yeux tu n'es qu'un parasite pour la nation.
(Soul)
Tard pas trop tard ça y est , c'est retipar
Déjà épuisé
Par une journée qui s'était annoncé
Dure
Mon cerveau s'approche doucement de la rupture
Oui je suis biture
Non je n'ai pas fière allure
Mais peu importe car on arrive
A la soirée qui vient d'ouvrir ses portes
Encore une bière et tout à coup
Mon esprit se transporte
Se déporte et s'emporte
Peu importe , je suis sous une bonne escorte
Car tout mon posse est déjà devant la porte
Joey Starr me mène au comptoir
Pas d'histoire si tu m'invites à boire
Une heure plus tard
Je me sépare du bar
Car rares sont les moments
Où mes pensées émergent du brouillard
Idéal pour faire la foire
Déconseillé tous les soirs
Et chacun pense dans sa tête
"Tes bonne et je te pète"
Je m'adresse bien sûr aux meufs
Laissant de coté les beaufs
Al'abordage des corsages
Personne n'a passé l'âge
Geste déplacé mais bien placé
D'une bassesse qui porte le nom
De main aux fesses
Malheur , malheureusement pour nous
C'est la soeur du videur
Direct, nette l'embrouille part en couilles
Pas d'explication, cool
On nous refoule direction
La sortie, allez roule !
Tout le temps...
Tout le temps....
Et ce soir encore à l'actif du Nord
Tout le posse se retrouvera dehors
On va les enterrer pour pouvoir aller chier sur leur tombes.
Car un jour viendra l'hécatombe des stars en plastique,
Authentiquement construites manipulées comme un cube
Le temps d'un tube, on les entube.
Une merde braillée par une pin-up, ça s'appelle un hold-up.
Stop stop au top trop de salope, trop de magouilles.
Les gens s'abrutissent et la musique part en couilles.
Alors le vent va souffler, la tempête va monter.
Prémédités seront les faits, mes seules armes sont mes versets.
Car pour le moment déplaçant les miens pour qui je rends à tout moment.
Evident le fait que des vendus usent avec abus du fait
Que les radios promotionnent ce que l'on appell la variét'.
Prise de tête. Donc je m'apprete encore une fois acculé,
À enculer tous ces fonctionnaires musicaux.
Censurant musicalement les jeunes talents.
Trop d'efforts sont réduits à néant,
Trop de mécréants sont poussés vers l'avant,
Donc je vous laisse au Détonateur S.
Nouvelle attack terroriste sur 24 pistes.
Voilà les différends que je défends perpétuellement pour la patrie nord. (Ça n'a aucun sens en Français !)
Balayant sur mon chemin les fils de pute ayant pour but
De nous sussurer à l'oreille, de n'en vouloir qu'à notre oseille.
Donc je refuse le compromis musical,
Restant le gangster boogie Joey Starr mort aux bâtards.
Donc je dis stop à l'abus et ajoute que dans l'impossibilité de changer
Ma façon de penser, ja rallie la cause de ceux qui prennent le risque,
Et me range au rang de terroriste, lachant les bombes sur 24 pistes.
Nouvelle attack terroriste sur 24 pistes.
Criminelle est la façon dont se comportent
Les stars occasionnelles, la musique abrite déjà trop d'infidèles.
Trop d'infidèles sans talent, le piston en avant.
Malheureusement pour eux, ils marchent le cul devant.
Systématiquement, automatiquement, purement et simplement
Manipulés par le vent par l'odeur de l'argent, jamais je me mens.
Car le rap rapporte, et les rapaces sont à nos portes.
Désireux de bénéficier de l'opportunité,
Mais stop, pas d'équivoque.
En fait, je suis un peu dans le cas d'un terroriste,
Lachant des bombes confectionnées sur 24 pistes
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